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La France est entrée dans la dernière ligne droite avant les élections municipales de 2020. Une campagne marquée par des évolutions importantes de l’environnement numérique. Une situation qui soulève de nouveaux défis pour les mairies et les collectivités de communes pendant cette période. Comment prendre la parole sur les réseaux sociaux ? Comment communiquer sur Facebook, Twitter et Instagram en période pré-électorale ? Comment respecter les réglementations et faire la différence entre information et promotion ? 

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L’article L52-1 du code électoral qui réglemente la communication en période pré-électorale prescrit les dispositions suivantes : “Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite”.

Notons que la communication sur les réseaux sociaux est considérée comme audiovisuelle.

L’article se poursuit : “À compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin

À partir de là, nous pouvons tirer quelques bonnes pratiques pour maîtriser sa communication numérique :

Communiquez. Et recommencez.

Privilégier les actions de communication récurrentes (publications, sites internet déjà existants, relations presse, réseaux sociaux…). Les outils existants peuvent être enrichis, sans modification de nature et en restant proportionnels aux actions précédemment engagées. En revanche, gardons-nous de mettre en oeuvre de nouvelles actions sur des thèmes au cœur du débat électoral.

A éviter : vous lancer pour la première fois dans une campagne sponsorisée sur Facebook pour faire connaître votre page auprès des habitants.

Nuançons notre enthousiasme.

Privilégier un ton informatif neutre et éviter une tonalité laudative dans les moyens de communication publics (réseaux sociaux, site web…). L’information neutre et pratique aux usagers sur l’entrée en vigueur de nouvelles mesures reste possible mais la promotion d’un bilan de l’action municipale est évidemment prohibée.

A éviter : se vanter de l’ouverture d’une nouvelle piste cyclable en rappelant que vous détenez le record de kilomètres cyclables dans votre ville.

Pas de politique au-delà de cette ligne.

Proscrire toute confusion entre la fonction d’élu.e et la prise de position électorale ou la démarche du ou de la candidat.e dans l’utilisation des moyens payés par la collectivité. Les actions de communication ne doivent pas aboutir à une promotion personnelle au-delà de la fonction d’élu.e.

A éviter : retweeter votre Maire avec le compte de la ville, surtout s’il ou elle est critique contre son opposant politique.

L’info pratique d’abord.

Les campagnes de communication autorisées se distinguent également des campagnes prohibées par le fait qu’elles répondent à des préoccupations d’intérêt général et portent à la connaissance du public des informations pratiques ou visent à le sensibiliser à certaines problématiques.

A éviter : la diffusion des petites vidéos “à la Brut” qui visent à faire de la pédagogie sur les missions de la région (à reporter à dans un an).

Cachez ce commentaire.

Une des difficultés essentielles posées par les réseaux sociaux est celle de la responsabilité de la collectivité titulaire du compte du fait des commentaires laissés par les abonnés Facebook. Tout message ou commentaire publié sur une page ou un compte de réseau social public qui apporterait un soutien à un.e candidat.e court le risque d’être analysé comme un avantage fourni par la collectivité à un candidat (en violation des dispositions de l’article L. 52-8 du code électoral).

Il en va de même des messages qui réaliserait une promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion de la collectivité au sens de l’article L. 52-1. Pour prévenir tout risque, la collectivité doit soit exercer une modération a priori des messages et commentaires ; soit (ce qui paraît plus réaliste) retirer promptement tout contenu illicite mis en ligne, ce qui implique de modérer régulièrement votre page.

A éviter : les supporters de votre élu.e qui inondent votre page de commentaires élogieux vantant le bilan de son action (comment ça, il n’y en a pas ?)

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