Les captchas voient l’accessibilité d’un mauvais oeil

Gilles Klein signale avec a-propos un article du New York Times qui s’en prend aux captchas (ces codes ésotériques et souvent illisibles que l’on nous demande de composer avant de valider un commentaire sur certains blogs ou une inscription sur de nombreux sites). Ces captchas sont destinés à barrer la route aux robots spammeurs qui polluent les commentaires de pubs pour Viagra, pour des sites pornos ou pour des assurances vie.

Un exemple de captchaIl existe plusieurs formes de captchas mais je ne parlerai ici que des plus courants, ceux justement qui sont constitués de caractères illisibles et ésotériques.

Au cours d’une émission récente sur RFI, j’ai reçu Pierre Guillou de l’association Braillenet qui s’occupe des questions d’accessibilité des sites web aux aveugles. Il a attiré mon attention sur ce point. J’ai essayé de disparaître dans les replis de la moquette en pensant à l’appel aux contributions des handicapés que j’avais lancé sur ce blog qui utilise ce genre de captcha.

Ben oui, comment voulez-vous qu’un aveugle (qui peut surfer sans aucune difficulté sur tous les sites convenablement construits) puisse recopier le code ésotérique et illisible qui figure sur les captchas et pour lequel il n’existe pas de description dans le code (balise alt)?

La même difficulté de « lecture » se produit pour nombre de sites qui affichent des zones chageantes à base d’AJAX.

Ce qui conduit à une autre question, combien de sites de médias (a priori grand public par définition) prennent en considération les standards de l’accessibilité? Si vous avez des éléments de réponse, je suis preneur.

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Fondateur de Samsa.fr, Philippe Couve est journaliste, consultant spécialiste des stratégies éditoriales pluri-média, formateur et expérimentateur sur le web depuis 1997. Philippe Couve accompagne les organisations dans leur mutation numérique. Il intervient en France, en Europe et en Afrique.