Journalisme et réseaux sociaux sur France culture

(Photo: Thinaut Henneton / France culture)

Il était question ce dimanche de journalisme et de réseaux sociaux dans l’émission Place de la Toile sur France culture.

Invité par Xavier de la Porte, j’étais au côté de Nabil Wakim (journaliste au Monde.fr et créateur notamment du blog des décodeurs) et d’Isabelle Régnier, journaliste au Monde et documentariste auteur du film « La rue est à eux » consacré à l’aventure Rue89.

Ecouter l’émission:

Plus d’infos sur la page de l’émission

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Atelier « réseaux sociaux pour les journalistes » à l’ESJ

Pendant toute la journée avec 9 étudiantes de l’ESJ de Lille (spécialisation web) nous explorons les usages des réseaux sociaux pour les journalistes.

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Le rapport « Médias: nouveaux modèles économiques et questions de déontologie »

Le rapport « Médias: nouveaux modèles économiques et questions de déontologie » est enfin disponible. [La genèse de ce rapport] Nous le soumettons désormais à vos questions, remarques, suggestions et critiques.

Avec Nicolas Kayser-Bril (et le renfort de Marion Senant), nous avons scruté 24 médias et leur modèle économique ainsi que leur rapport aux questions de déontologie et à de possible conflits d’intérêt. Vous avez pu suivre l’avancée de ce travail sur ce blog.

De cet examen attentif émergent plusieurs modèles économiques et la nécessité de repenser le champ des questions de déontologie à l’heure des réseaux et de l’évidence du participatif.

Ce rapport qui a vu le jour à l’initiative de Manola Gardez, directrice de l’Alliance internationale de journalistes et avec l’appui de l’Initiative pour repenser l’économie devrait connaître des suites dans les semaines qui viennent…

Télécharger le rapport au format pdf

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Rendez-vous aux Assises du journalisme

Les Assises du journalisme ont pris leur place dans l’agenda de ceux qui se penchent sur les évolutions du métier d’informer. La 4e édition des Assises aura lieu les 16, 17 et 18 novembre prochains à .

Programme chargé en ce qui me concerne :

Si vous êtes dans les parages, faites-moi signe.

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Live blogging : culture numérique

Petit exercice de live blogging avec les étudiants que je retrouve chaque semaine à l’occasion d’un cours « culture numérique » à l’école de journalisme de Sciences Po. Vous y trouverez quelques liens intéressants à picorer.

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Sites d’info: qui a la plus longue ?

[Edit 16h27: ajout de Marianne2.fr]

Il est loin le temps où certains gourous du web expliquaient doctement que la bonne longueur pour une page web, c’était « 2 écrans » ou 3 ou un autre chiffre. Les sites d’infos ont des pages (et notamment des pages d’accueil) de plus en plus longues. Quelques captures effectuées ce matin (ci-dessous) nous révèlent qui a la plus longue entre 20minutes, Le Monde, Rue89, LePost, L’Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Mediapart, Bakchich, Le Figaro, Slate, Liberation, L’Humanité, La Croix.

Les pages les plus longues sont-elles les plus efficaces en terme de référencement ? et en terme de navigation pour l’utilisateur ? A votre avis ?

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[agenda] La conférence nationale des métiers du journalisme 29-30 septembre 2010

A noter sur vos tablettes, pour ceux/celles que les questions de formation intéressent. la 1ere Conférence nationale des métiers du journalisme (initiée dans la foulée des états généraux de la presse écrite) se tient à Paris les 29 et 30 septembre. Il y a même un site web (cnmj.fr) avec le programme complet des débats.

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Une jeune journaliste raconte comment les 20/30 ans voient le travail

Ce billet est également publié sur le blog Choses vues de Emery Doligé (merci pour l’invitation)

J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

Paul Nizan, Aden Arabie, 1931

Je ne connais pas Rebekah Monson. Je sais ce que je lis d’elle sur son blog: c’est une jeune journaliste; elle est américaine; elle n’est pas encore trentenaire; et elle est une parfaite représentante de la génération Y, celle dont on scrute les pratiques parce qu’il s’agit de la première génération digitale.

Sur son blog, elle vient de publier un post qui tente de nous faire comprendre à nous (quarantenaires et plus) ce qui anime sa génération. Twentysomething: How my generation works est passionnant.

En voici quelques extraits (c’est une adaptation plus qu’une traduction).

  • Vous devez comprendre que nous ne démarrons pas dans la vie avec une attitude très positive. Au cours de nos courtes carrières, nous avons déjà été licenciés ou au moins nous avons eu peur de l’être. Nous avons vu nos parents confrontés à des plans sociaux et virés par des entreprises qu’ils avaient contribué à développer. Nous ne sommes pas parvenus à obtenir un boulot après avoir fait ce qu’on nous avait conseillé de faire -des études, des stages, du bénévolat, du tutorat, etc.
  • Les chefs d’entreprise nous ont bien fait comprendre que personne dans notre génération n’aurait une Rolex. Nous n’avons aucune illusion sur ce point. Beaucoup d’entre nous n’arrivent pas à obtenir une rémunération de survie et personne ne croit que les choses vont s’améliorer.
  • Pourquoi ferions nous du travail une priorité dans nos vies quand il est impossible de se projeter dans une carrière à long terme?
  • Personne dans ma génération ne pense que les patrons manifestent le moindre intérêt pour nous en tant qu’êtres humains. Nous acceptons d’être des chiffres dans une feuille Excel mais qu’on ne nous demande pas d’aimer ça.
  • Beaucoup d’entre nous vivent chez leurs parents qui luttent eux-mêmes pour survivre avec des salaires de misère. Nous se savons pas comment nous pourrons un jour faire vivre une famille ou acheter un logement tant que nous ne pourrons pas décrocher un travail avec un vrai salaire.
  • Beaucoup de choses nous enthousiasment, mais elles n’existent pas dans l’univers de l’entreprise. Nous communiquons en permanence. Nous adorons collaborer. Nous sommes dingues de données. Beaucoup d’entre nous sont imprégnés d’envie d’entreprendre.
  • Nous développons des projets en marge de l’entreprise et nous ne vous en parlons pas de crainte de nous faire virer.
  • Nos amitiés sont solides et vraiment profondes. Nous considérons nos amis proches comme notre famille et la famille est d’une grande importance pour nous. Nous donnons notre temps et notre énergie à des causes dans lesquelles nous croyons. Nous partageons. Et nous attendons des entreprises qui nous emploient qu’elles fassent de même.
  • Nous travaillons et nous attendons. Nous travaillons et nous attendons que nos projets menés en marge deviennent nos projets principaux. Nous travaillons et nous attendons que vous preniez votre retraite pour qu’il y ait de l’argent et des postes disponibles pour nous permettre de « grandir ». Nous travaillons et nous attendons de pouvoir changer les choses en accord avec nos valeurs.
  • Non, nous ne voulons pas ce que vous avez, pas plus que vous ne vouliez ce qu’avaient vos parents. Nous ne voulons pas passer notre vie perpétuellement surmenés comme les esclaves d’une entreprise qui ne nous considère même pas. Nous ne voulons pas être mal mariés et vivre dans des pavillons. Pas plus que vous à notre âge. Bien sûr, cela arrivera à certains d’entre nous et peut-être à la plupart d’entre nous. Mais, aujourd’hui, nous espérons y échapper.

L’auteur est donc une jeune journaliste (elle annonce 7 ans d’expérience sur son CV).

Je termine la lecture de ce témoignage avec une drôle d’impression à quelques jours de ma rentrée « scolaire » devant de jeunes étudiants en journalisme. Je me demande si je ne vais pas commencer l’année en leur faisant lire et commenter ce témoignage.  Autant qu’ils sachent, non?

[Photo: Steve Snodgrass via Flickr ]

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Ça bouge pas mal (finalement) chez les journalistes français

Tout est parti d’une rencontre aujourd’hui hier avec trois journalistes qui sollicitaient mon avis sur leur projet de création d’une sorte d’agence de presse nouvelle manière pour produire des sujets d’enquête journalistique d’intérêt public que les médias ne traitent pas (plus?) Une rencontre passionnée, passionnante, comme j’en ai beaucoup en ce moment avec des porteurs de projets. Une rencontre qui m’a fait penser que finalement, les journalistes français ne gardent pas les deux pieds dans la même charentaise.

(Photo: fabbricuise via Flickr)

Si on fait la liste des nouveaux médias ou agences apparus ces dernières années (disons depuis 2006/2007) à l’initiative de journalistes et sans l’appui de groupes de presse importants, elle est assez longue (et j’espère que vous m’aiderez à la compléter).

EDIT [ajout OWNI, création catégorie "avant 2006", changement de date pour Terra Eco, ajout DecideursTV, ajout Citizenside, ajout Le Tigre, ajout Causette, ajout Yagg, ajout Siné hebdo, ajout Vendredi, ajout StreetPress, ajout Mag IT, ajout Collaboratif.info, ajout le75020.fr, ajout l'interview, ajout lecourant.info, ajout Cafebabel.com]

Sites généralistes

Sites spécialisés

Magazines papier

Boîtes de prod multimédia

Avant 2006

Apparus et disparus

Aidez-moi à compléter cette liste dans les commentaires.

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Imaginez qu’on emprisonne Edwy Plenel et l’équipe de Mediapart. Ça se passe en Côte d’Ivoire

Les locaux du journal Le nouveau Courrier à

[Edit: et ses deux confrères ont été partiellement relaxés et remis en liberté lundi 26 juillet 2010. Plus d'infos sur Rue89
http://www.rue89.com/2010/07/26/liberation-du-journaliste-theophile-kouamouo-160023 ]

Depuis vendredi, trois journalistes sont détenus à Abidjan pour « vol de document administratif ». Ils risquent de 5 à 10 ans de prison.

Leur crime: avoir publié un document judiciaire dans leur journal Le Nouveau courrier. L’AFP précise :

Le Français Théophile Kouamouo, directeur des rédactions du journal Le Nouveau courrier, ainsi que les Ivoiriens et , directeur de publication et rédacteur en chef, ont été déférés vendredi soir à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan pour « vol de document administratif ». [... ] Sous le titre « Le livre noir de la filière café-cacao », le quotidien privé détaillait « pillage » et « escroqueries » (remboursement de frais pour des missions à l’étranger non effectuées, financement de coopératives inexistantes, surfacturation du rachat d’une usine de chocolat aux Etats-Unis…) dont se seraient rendus coupables les barons du secteur.

Un rapport d’enquête qui met à jour des malversations dont auraient pu profiter des proches du pouvoir en place, ça ne vous rappelle rien ? C’est comme si en France, Edwy Plenel et l’ensemble de l’équipe dirigeante de Mediapart s’était retrouvé derrière les barreaux dès les premières révélations concernant l’affaire Bettencourt.

Que veut le procureur : que les journalistes dévoilent la source de leurs infos. Bien entendu, les journalistes refusent comme l’explique l’AFP.

Le procureur Tchimou, qui avait transmis récemment ses conclusions confidentielles au président , a exigé de connaître la source des journalistes, qu’ils ont refusé de lui révéler.

Aujourd’hui, les condition de détention des trois journalistes sont effroyables, comme en témoigne , la femme de Théophile, dans une interview accordée à l’Atelier des médias sur RFI

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Théophile Kouamouo, journaliste-entrepreneur que j’avais interrogé à l’automne dernier à l’occasion d’un passage à Paris, a refusé la protection consulaire française (il est de nationalité française et d’origine camerounaise). La diplomatie française s’est d’ailleurs contentée du service minimum en exprimant laconiquement son attachement « au libre exercice par les journalistes de leur métier, en Côte d’Ivoire comme partout ailleurs dans le monde« .

Pour apprécier la situation, il faut savoir que Théophile n’a eu de cesse, sur son blog notamment, de critiquer la politique française en Afrique et la Françafrique depuis des années et notamment au plus fort de la guerre en Côte d’Ivoire. Ceci explique peut-être cela.

Comme le fait Reporters sans frontières, on ne peut qu’en appeler aujourd’hui à la libération des trois journalistes. Théophile et ses deux collègues doivent immédiatement retrouver la liberté et ne sauraient être détenus du fait d’avoir protégé leurs sources.

Pour en savoir plus:

Article très complet de Claire Ulrich sur Global Voices

Pour suivre l’évolution de la situation:

Les comptes Twitter

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