Trois jeunes élèves ingénieurs de l’école des Mines se sont penchés sur l’impact de Twitter sur l’écosystème de l’information. Dans un article qu’ils viennent de faire paraître dans la Gazette des Mines (http://www.annales.org/
Philippe Couve
Le flux de l’information est incessant. Une dépêche AFP est publiée toutes les dix secondes en moyenne. 50% d’entre elles sont jugées « d’importance » par les journalistes concernés. Les sites d’information en ligne peuvent changer de Une jusqu’à cinq fois par heure. Une quinzaine d’informations sont relayées aux journaux télévisés traditionnels du soir, tandis que les chaînes d’information en continu passent en boucle les titres les plus importants. Les médias sont maintenant capables de réagir plus vite et de transmettre presque instantanément de plus en plus d’informations. Mais les capacités d’assimilation du public n’ont pas suivi : il est maintenant submergé par la marée médiatique. Devant ce flot d’information, seuls trois titres sont retenus par le public à la fi n de la journée. Pire, seul le premier titre reste généralement dans les esprits le lendemain. D’où l’impression d’une fréquence croissante d’emballements médiatiques. Ce sentiment est-il fondé, et peut-on parer aux effets nocifs de cette polarisation sur des sujets étroits ?


