Animation de communauté: on ne dope pas l’audience, on la construit

Un article du Monde se penche sur les animateurs de communautés qui commencent à apparaître dans les médias français quelques années après leur émergence les médias américains et britanniques. Ecrit par Xavier Ternisien, cet article me semble appeler plusieurs commentaires de la part du créateur/animateur de communauté et néanmoins journaliste que je suis depuis deux ans. [Ce billet était au départ un commentaire déposé du FriendFeed]

L’article me semble un peu réducteur. Son titre surtout: « Sur le Net, des journalistes se muent en animateurs pour doper les audiences ». L’animation de communauté n’a pas grand chose à voir avec du dopage, c’est même tout l’inverse: un travail de fond pour des résultats d’audience très progressifs. Les Marco Pantani qui grimpent les sommets des statistiques de fréquentation utilisent d’autres techniques.

Je passerais sans m’attarder sur la condescendance du titre qui assure que les « journalistes se muent en animateurs ». Depuis le portrait-robot du journaliste multimédia (qui date de 2 ans), j’ai pu constater que le fait de dialoguer avec l’audience était souvent une perspective effrayante pour les journalistes.

Quelles sont les idées qui sous-tendent l’idée de communauté pour les médias? Il y en a deux principales, je crois.

La première est de considérer que quelque chose peut émerger du dialogue avec l’audience dans la mesure où le journaliste n’est pas omniscient. C’est qui est dit dans le papier par Marie-Amélie Putallaz:

Sa première fonction est de modérer les commentaires des internautes. Elle n’aime pas ce mot : « Modérer, c’est laisser entendre qu’on coupe, qu’on censure. Mon rôle consiste aussi à valoriser les réactions des lecteurs, à les synthétiser. » Elle lance des appels à témoignage en rapport l’actualité. Au besoin, elle entre en contact avec les internautes par mail. « Je leur demande d’apporter des informations. En échange, ils me disent ce qu’ils veulent voir et entendre. Je suis un peu l’ambassadrice des internautes auprès de la rédaction. »

Au delà de cela, il me semble que l’une des dimensions communautaires essentielles pour les médias n’est pas abordée dans l’article du Monde. Créer une communauté autour de son média, c’est (re)créer une forme d’attachement, un lien affectif entre le média et l’internaute. C’est au final créer d’autres raisons de revenir sur le site que le simple fait d’y trouver des informations. On sait aujourd’hui que l’info ne fidélise pas, que les sources sont innombrables et que l’internaute est volage. En revanche, on sait aussi que la perspective de retrouver une communauté est un élément de fidélisation (stickyness diraient les Américains).

Le problème, c’est que l’on peut imaginer que les médias vont être de plus en plus nombreux à vouloir « recruter » les internautes les plus pertinents et efficaces en matière de veille/recherche/exploitation/vérification/mise en perspective de l’information. Hypothèse: ces internautes vont choisir de contribuer dans les communautés où l’échange symbolique (à défaut de pécuniaire) sera le plus important. Il est donc essentiel de se positionner vite et bien pour les médias de manière à constituer des communautés cohérentes en expérimentant ce que peuvent être les termes de l’échange avec les internautes. Et ils sont multiples. C’est que Marie-Amélie sous-entend, je crois, en disant: « Mon rôle consiste aussi à valoriser les réactions des lecteurs, à les synthétiser. » Le rôle consiste aussi à former les internautes (cf. le coach de Le Post.fr) comme cela avait été mis en avant lors du 1er sommet du journalisme en réseau (Networked journalism):

Si les journalistes deviennent membres de la collectivité avec laquelle ils pratiquent le co-journalisme, leur position change. Il est question d’échange de savoir (ou savoir-faire) entre le journaliste et la collectivité et non plus d’échange d’information seulement. Et l’une des compétences du journaliste est de savoir organiser cette collectivité.

On n’est vraiment pas dans le dopage.

Je termine avec 10 conseils pour animer une communauté en ligne (un peu ancien mais toujours d’actualité) et une suggestion: et si on se faisait un apéro « Virenque » avec ceux qui dopent l’audience à l’insu de leur plein gré.

Vous allez sûrement lire également:

  1. 10 conseils pour bien gérer une communauté en ligne
  2. Edwy Plenel présente Mediapart, son site d’info (et il est bavard)
  3. USA Today (suite): et si le 2.0 n’intéressait pas (encore) grand monde
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6 Comments 94 Other Comments

113 commentaires

  1. Marc Mentré
    Le 23 juillet 2009 à 17:05 | Permalien

    Effectivement, ce n’est pas du dopage et c’est un boulot fondamental sur les sites médias aujourd’hui. Ce qui me gêne le plus avec l’article de X Ternisien, est qu’il n’entre pas vraiment dans la réflexion sur ce qu’est une communauté de site, sur la manière dont cela se construit. Pire, à le lire on a l’impression que c’est une découverte!. Pas une ligne par exemple, sur ce que font des sites (je pioche presque au hasard) comme celui du Spiegel, de The Economist, de Business Week, et plus près de nous L’Expansion ou encore effectivement Le Post.

  2. Le 23 juillet 2009 à 18:52 | Permalien

    Je ne sais pas trop si on doit « former » les internautes à être des mini-journalistes, ou si on doit les aider à partager leurs richesses. J’ai l’impression que si on leur impose notre savoir-faire, on dénature leurs apports… sauf s’ils souhaitent apprendre notre manière de fonctionner, évidemment. Mais je ne suis pas persuadée qu’il faut les contraindre à adopter nos codes. J’ai l’impression que c’est plutôt à nous d’adapter notre métier à leurs contributions.
    Et oui, bien sûr, le lien avec l’internaute est essentiel! Le Web nous donne la chance de pouvoir jouer le dialogue et la transparence – c’est une occasion rêvée pour regagner la confiance des lecteurs.
    Et je suis pour l’apéro Virenque. D’autant que par chez moi, on fait du petit blanc bien sympa…

  3. Le 23 juillet 2009 à 21:17 | Permalien

    Marie Amélie,
    La notion de formation ne consiste pas à faire des mini journaliste mais à partager notre savoir et notre savoir-faire. Mon expression était sans doute trop rapide. Mon expérience est que lorsque je conseille à un internaute de modfier un titre ou de réorganiser le contenu d’un billet, le conseil est généralement apprécié. Idem pour ce qui concerne la mise en ligne de photo ou encore ce qui concerne le référencement.

    Est-ce que tu as la même expérience?

    Pour l’apéro Virenque, on dit la semaine prochaine?

  4. Le 23 juillet 2009 à 21:26 | Permalien

    L’audience, c’est une reconstruction, une convention qui dit juste un nombre de contact. Pas de notion de lien, d’engagement…mais ç’est aujourd’hui la monnaie unique.Par ailleurs, communauté implique pour moi un groupe dont l’objet de discussion est la communauté même.

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  5. Le 24 juillet 2009 à 12:11 | Permalien

    Pauvre Xavier… Toujours aux prises avec ces vilains journalistes 2.0 qui lui reprochent toujours sa couverture de « leur » travail. LOL.

  6. Le 24 juillet 2009 à 16:00 | Permalien

    Peut-être que mes internautes étaient plus chatouilleux, alors…
    A quelques exceptions près, ils n’aimaient pas beaucoup qu’on retouche leurs textes, les réorganise ou les retitre.
    En revanche, ils n’avaient pas de problème en effet avec l’aide « technique » (photo, référencement, tags, etc.).

  7. Le 24 juillet 2009 à 16:08 | Permalien

    Pour qu’il n’y ait pas de méprise, je ne retouche rien à la place des internautes, mais il m’arrive de suggérer, de conseiller. C’est en général apprécié.

  8. Le 24 juillet 2009 à 16:27 | Permalien

    Je suis bien tenté de faire un parallèle entre l’enthousiasme de certains journalistes face Twitter et leur réticences face à l’animation de communauté : c’est toute la différence, à mon avis, entre l’accumulation d’une audience et la construction d’un public, c’est à dire d’une vraie communauté de lecteurs (cette réflexion m’est inspirée autant par @ternisien que par cet article de Clay Shirky, signalé par Eric Scherer : http://tinyurl.com/nsysn2 ).

    Twitter n’est pas un outil d’animation de communauté très performant, quand on dépasse un cercle restreint d’amis. Dès que l’on dépasse quelques centaines d’abonnés/abonnements, le flux est illisible et il n’y a pas de véritable dialogue possible (sauf à jouer avec adresse d’outils de filtrages sophistiqués tels que des flux RSS sur des recherches, mais c’est vraiment pour les geeks). D’ailleurs, les médias qui proposent des flux Twitter les utilisent comme un outil de diffusion supplémentaire, et uniquement pour cela. Compter le nombre d’abonnés d’un tel compte, ce n’est pas parler réellement d’une communauté (ça vaut même moins que compter de simples clics).

    Former une communauté, c’est à mon avis tout autre chose. Celle de l’Atelier des médias en témoigne (je ne reviens pas sur les enquêtes participatives), ou celle du Post, également citée. On a oublié aussi celle de Rue89, qui me semble l’une des plus réussies et productives pour le moment : le travail mené sur les commentaires par l’équipe du site permet réellement de faire sortir du lot un contenu intéressant et constructif apporté par les lecteurs.

    Partout ailleurs dans ces sites de médias, cet apport est noyé dans un flot le plus souvent médiocre et excessivement polémique. D’ailleurs, dans la plupart des rédactions, les journalistes ne lisent même pas les commentaires sur leurs propres articles. C’est dire. Alors, y répondre !

    Les « journalistes à l’ancienne » ne se sont, au fond, jamais réellement préoccupés de leur rôle personnel, individuel, dans la construction du public de leur média. Ils se sont souvent bornés à se positionner individuellement vis à vis d’une ligne éditoriale, plus ou moins explicitement affichée par le média, avec parfois un engagement un peu plus prononcé, comme au temps de l’âge d’or des sociétés de rédacteurs.

    En ligne, ce comportement est un frein considérable à la construction d’un public, car le web est avant tout un média d’interactions sociales. La diffusion des contenus n’est pour une grande part des lecteurs qu’une occasion (voire un prétexte) à établir des relations sociales, à s’intégrer dans des communautés.

    Les médias (et les journalistes) qui continuent à raisonner en termes de marque de médias, d’audience et de diffusion de contenus, se condamnent à une diffusion déqualifiée, sous l’emprise de Google et vouée au marketing rédactionnel et au canon à dépêches. C’est à dire qu’il auront peut-être de l’audience, mais ils n’auront pas de public.

    La seule issue, à mon sens, est bien dans la construction d’un public par l’animation de cette communauté de lecteurs et son association à la co-production de l’information. Et il faut reconstruire depuis la base, au coeur même des réseaux. La relation entre média/journaliste et lecteur/internaute ne s’importe pas depuis le hors web (les vieilles marques ne comptent guère), elle s’y reconstruit sur place.

    Tous les journalistes n’ont pas nécessairement à jouer ce rôle, ou pas tous autant (il faut quand même que certains aillent à Bagdad !). Mais cette nouvelle fonction d’animateur de communauté doit être au moins joué par chacun pour ses propres articles, et de manière plus spécialisée par d’autres pour le compte de l’ensemble d’une rédaction. Cette fonction est même essentielle, car c’est la clé de la fidélisation de l’audience en ligne. Et ce n’est pas sur Twitter qu’on va la trouver…

  9. Le 24 juillet 2009 à 16:57 | Permalien

    @Couve Sauf que si l’on attend la validation de l’internaute pour effectuer une retouche – ou pire, si l’on attend qu’il retouche lui-même son article – on perd un temps fou. Beaucoup trop important pour qu’un site d’information ne puisse se le permettre sur un sujet d’actualité…

    @Narvic Merci beaucoup. C’est clair, précis, complet – et tellement vrai! Twitter apporte énormément aux journalistes… mais pas sur leur « communauté ». C’est plutôt du travail sur les sources et le réseau.

    Marie A. , prêcheuse de la lecture des commentaires

  10. Le 24 juillet 2009 à 18:43 | Permalien

    J’ai ajouté un commentaire sur place : http://is.gd/1KsRV

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  11. Le 25 juillet 2009 à 11:26 | Permalien

    Finalement, je n’ai sans doute pas abordé l’essentiel dans ce post écrit en réaction à l’article du Monde. Il existe finalement deux types de communautés: les verticales et les autres.

    Les communautés verticales sont celles qui permettent l’échange essentiellement avec le média. Certes, les internautes peuvent se répondre et se compléter d’un commentaire à l’autre mais le dispostif est centré sur le média et sa production. C’est le cas de la quasi totalité des médias aujourd’hui.

    Et puis, il y a les autres; les communautés au sein desquelles les membres peuvent aussi facilement échanger entre eux qu’avec les journalistes du média qui abrite la communauté. Ce cas de figure est encore très rare. L’Atelier des médias en fait partie, LePost aussi, LeFigaro et Libé s’y engagent très prudemment. j’en oublie sans doute mais vous pourrez compléter.

    La différence fondamentale entre les deux cas de figure est que la communauté où les échanges entre membres sont possibles via des dispositifs de type Facebook (fiche de présentation, amis, messages privés ou publics, etc), ces communautés se constituent autour du média. Les membres de ces communautés estiment qu’ils ont des chance de « rencontrer » des internautes intéressants parmi ceux qui se rassemblent autour du média.

    Je crois que c’est là l’une des véritables clés de fidélisation dans l’avenir.

  12. Le 25 juillet 2009 à 13:02 | Permalien

    Je dois être un vieux con qui ne comprend plus grand chose à la presse aujourd’hui.

    Les animateurs de communautés existaient bien avant l’apparition des blogs et des sites Web des médias. Pensons à Compuserve ou AOL dans les années 90. Certes, les animateurs n’étaient pas journalistes, mais ils parvenaient à fédérer les internautes sur des sujets divers.

    Par ailleurs, les lecteurs de journaux traditionnels (comprenons « papier ») ont toujours eu la possibilité d’écrire à leurs médias préférés pour compléter une info ou s’en offusquer. La seule chose qui a changé aujourd’hui, c’est la capacité à répondre instantanément à un article de presse et surtout de pouvoir être lu par d’autres lecteurs d’un même média (ce qui conduit d’ailleurs souvent à une surenchère dans les débats entre lecteurs). Il s’agit donc tout simplement de l’avènement d’un « courrier des lecteurs 2.0″.

    Mais, à mon avis, le problème de la presse à l’heure actuelle est tout autre. Il s’agit de sa crédibilité. Aujourd’hui, j’ai tourné le dos aux médias traditionnels comme Le Monde, Libération, l’Express ou le Nouvel Obs (je fus abonné des deux derniers cités). Je n’y trouve plus d’infos pertinentes, les vrais enjeux de société (politiques, environnementaux, etc.) sont édulcorés et pipolisés. Sans doute le poids de leurs actionnaires et dirigeants.

    Par conséquent, au vu de ce constat, je ne lis plus que le Canard enchaîné et des sites comme bakchich.info, mediapart ou rue89. Or, le premier n’a pas de site Web digne de ce nom et le deuxième ne semble pas avoir développé une réelle politique quant aux animateurs de communautés…

    Enfin, je m’interroge sur la ligne éditoriale des médias présents à la fois en kiosque et sur le Web. Varie-t-elle en fonction du support utilisé ou bien est-elle identique ? C’est une question qui me semble fondamentale, car un journal ayant une ligne éditoriale différente selon qu’il est présent sur le papier et sur Internet me semble au bord de la schizophrénie. D’où certainement l’incompréhension qui semble régner actuellement entre journalistes traditionnels et forçats du Web !

  13. Le 25 juillet 2009 à 13:04 | Permalien

    Je note précieusement les concepts de communauté verticale, héritière du réseau centralisé avec "voix de retours" et communauté inter connectée. On répond au comment. Ph. Couve met également l’accent sur le quoi – l’objet de la communauté c’est le média lui même- et le pourquoi – la dimension identitaire, le statut conféré-. Et le contenu dans tout ça ?

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  14. Le 25 juillet 2009 à 13:04 | Permalien

    Je note précieusement les concepts de communauté verticale, héritière du réseau centralisé avec "voix de retours" et communauté inter connectée. On répond au comment. Ph. Couve met également l’accent sur le quoi – l’objet de la communauté c’est le média lui même- et le pourquoi – la dimension identitaire-. Et le contenu dans tout ça ?

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  15. Le 25 juillet 2009 à 18:17 | Permalien

    Le contenu, il se fabrique dans l’interaction entre les journalistes et la communauté (ou l’inverse) dans des dosages que chacun tentera de mettre au point à sa guise.

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  16. Le 26 juillet 2009 à 9:16 | Permalien

    Selon ma perception, le journaliste lambda se voit encore (trop) souvent comme le détenteur d’un savoir à transmettre à une foule anonyme, comme le maître d’hôtel qui choisirait le menu que doivent consommer ses clients. C’est le cas sur un « marché » de l’info caractérisé par la rareté de celle-ci. Mais nous sommes passés à l’époque de la (sur)abondance et, comme dit Philip Meyer, le problème n’est plus de transmettre de l’information mais d’organiser et de faciliter les accès à l’information.

  17. Le 26 juillet 2009 à 11:29 | Permalien

    Il faut souligner aussi le rôle de la communauté dans la diffusion de l’information d’un média. Ce sont ses membres qui diffusent des liens dans tout le web vers les articles qui leur ont plu (mail, réseau sociaux, forums, leurs blogs, etc.) et ces liens contribueront de manière décisive au référencement naturel par les moteurs. C’est tout le rôle des communauté dans l’économie des liens… ;-)

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  18. Le 27 juillet 2009 à 21:54 | Permalien

    Les arguments que tu avance sont assez légitimes, mais de grâce pourquoi assassiner de suite un service qui ne fait qu’émerger ? Dont la communauté est toute jeune et n’a pas encore la maturité pour éviter justement ces petits désagréments ?

    Quelques remarques en vrac :
    - je ne synchronise plus FF avec mes services de bookmarkings (sinon on ne s’en sort plus, effectivement)
    - Si je partage un truc, je like systématiquement la personne à la source du truc (si je la trouve).
    - si mon commentaire est assez consistant et intéressant, je commente également sur le blog. (si c’est juste pour dire “bon billet, merci” je m’abstiens ;-) )

    Dommage d’être aussi impitoyable sans avoir testé plus que ça le service.

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  19. Le 27 juillet 2009 à 21:57 | Permalien

    Deux remarques :

    1. À mon sens, l’objet social sur Friendfeed n’est ni l’information, ni le profil, mais plutôt la conversation elle-même.

    2. Tu sembles partir du principe selon lequel l’auteur du contenu bookmarké sur Friendfeed n’a rien à gagner dans l’opération. Il a certes à y perdre un certain nombre de commentaires qui auraient été hébergés sur son blog plutôt que sur FF, mais n’y a-t-il aucun avantage à devenir le centre d’une conversation ?

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  20. Le 27 juillet 2009 à 22:00 | Permalien

    Mouais, c’est un peu vague. Déplacer un écosystème en aggrégeant tout sur FriendFeed ? Je fais la même chose tout seul en suivant sur mon aggrégateur des blogs, des delicious, des recherches twitter. Mon aggrégateur n’a rien supprimé autour et je ne suis pas la Star Ac’.

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  21. Le 27 juillet 2009 à 22:07 | Permalien

    Je suis en respectueux désaccord.
    C’est la qualité du contenu qui crée l’élitisme, pas sa distribution qui la fourvoie.

    Apostrophes sur TF1 ne fera pas plus d’audience que sur Antenne 2. Dorothée marchait bien avant aussi.

    Mettez la Star’ac sur Arte, vous aurez autant de vote.

    Je peux partager, parler et produire ici et ailleurs, être schizophrène sans avoir besoin d’une pensée unique sur un seul blog. Ce n’est pas l’outil qui en fait une mauvaise projection sociale, mais son utilisation. Friendfeed n’est pas un Hummer, c’est un meccano.

    Il est bien dommage qu’un si brillant auteur cache ses delicious, tu connais ctrl D ?

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  22. Le 27 juillet 2009 à 22:07 | Permalien

    Et parce que j’ai oublié de parler des discussions. Peut-être le plus important mais peut-être finalement pas. Qu’une discussion se disperse, elle nourrit toujours ses lecteurs et ses participants. Et si on n’en a pas l’intégralité, elle se disperse et s’immisce dans les articles suivants, dans d’autres conversations. La discussion en tant que sanctuaire des réactions est peut-être à oublier. Dans la vie, quand on manque un dîner, on peut quand même savoir ce qui s’est dit ou les autres nous en redonneront l’essence plus tard.

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  23. Le 27 juillet 2009 à 22:09 | Permalien

    Quant à l’aspect star’ac que tu décris, je ne vois pas en quoi il en est différent sur twitter, ou même avec un blog et dans la vraie vie. Si le succès nous attendais tous au coin de la rue, ça se saurait.

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  24. Le 27 juillet 2009 à 22:11 | Permalien

    J’ai rien compris.
    Par contre, y’a une super conversation autour de l’article sur FriendFeed : http://friendfeed.com/fabrice/b9404a9a/friendfeed-cest-mal

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  25. Archi_bald
    Le 27 juillet 2009 à 22:18 | Permalien

    Alors c’est là qu’on cause ? Donc, is FF evil (mais bon le proprio a déjà répondu).
    Moi ce qui m’inquiète c’est (au-delà de la réappropriation de la valeur, qui est déjà bien enclenchée de-ci de-là), c’est l’éparpillement et la duplication des contenus. C’est déjà impossible de suivre, ça va devenir encore plus impossible, si c’est possible ;-)
    Pour autant, nous avons clairement besoin d’endroits ou rassembler nos contributions, fédérer et filtrer (voire promouvoir et mettre en valeur) les contenus qui nous plaisent, conserver (aussi, si, si) ce qui nous fait sens. Et comme nous ne voulons pas qu’un seul acteur économique se réapproprie cette valeur que nous allons (forcément) créer, nous avons besoin de mettre en place un processus dé-localisé. My 10 cents.

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  26. Le 27 juillet 2009 à 22:25 | Permalien

    En tout cas réflexion très intéressante… Cela m’a également un peu dérangé le mode de fonctionnement de FriendFeed (même si cela peut être très utile), ce fait de déporter le débat d’un blog sur une autre plateforme…

    Mais en y regardant de plus prêt n’est ce pas le propre des plateformes sociales de s’approprier le contenu des autres pour le faire “fructifier” ??? Un blogueur s’inspire souvent d’un autre article pour faire un post (et donc inviter le dialogue sur son blog), son profil Facebook agrège l’info de ces amis, et on peut réagir…

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  27. Le 27 juillet 2009 à 22:31 | Permalien

    Oon reproche bien souvent aux grand médias de refuser de s’exporter, d’aller vers leur lecteurs, mais quand il s’agit de blogueur, cela ne s’applique pas ?

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  28. Le 27 juillet 2009 à 22:43 | Permalien

    j’ai envie d’être d’accord avec toi, Fabrice, car sur le fond comme la forme, ton argumentation est sans faille (pas sans sourire, j’attendais les lapins et la myxomatose après les vaches ;) mais c’est la conclusion que je souhaiterais remettre en cause, 140 petits signes à peine – je sais, c’est bas, c’est mal : “hypocrisie ou incompréhension ?” … ba… troisième solution (ce serait trop simple)… désaccord ! Cordial, comme Génaro, ou presque ;)

    C’est triste, je ne pèse pas un seul instant à quel point cela aura des conséquences, mais dans le web2 et 3 et ses prochains, la conversation, comme au coin d’un bar, se perd, parfois, influence, de temps à autre, est reprise, détournée, les débats s’entremellent, s’empilent. C’est imparfait. Interdépendant. “en béta permanent” disait Pisani aujourd’hui… de la vie. Et parfois l’innovation est telle que l’on prête peu d’attention au CGU – la vie par exemple ;)

    La conversation, les mails, les photos, les vidéos, tout ça, hop ! “dans les nuages”…

    C’est ce que je fais aussi… Et puis j’ai mon blog. Et mon Twitter pour la mobilité et la caisse de raisonance. Et Délicious, repris, sur aaaliens, pour la “crême du meilleur de ce que je croise” (chiche ;-)… Avec Twitter mes fulgurance (arg) comme les feuilles mortes, en quelques jours, s’envolent. Chez FriendFeed jusque là, je crois avoir gagné en espérance de vie. numérique. C’est béta. Oui. Mais la conversation sur les blogs, face à “l’usine” à conversation qu’est FF, ça m’incite plutôt à faire le deuil de quelques commentaires.

    Après tout, pour moi c’est plus facile. je suis un veilleur addict et FF est une table de mixage géniale (on en parlait tout à l’heure ici même http://fr.readwriteweb.com/2009/07/27/nouveautes/friendfeed-se-lance-dans-partage-de-fichiers/#comment-5342 ). Quand à mes post de blog, ils n’ont jamais été conçus pour générer beaucoup de discussion. Trop de Troll, tout ça, tout ça… Sur FF, le débat se fait en temps réel. C’est stimulant. que veux tu, je n’ai fais ni woodstock ni les forums sur minitel, j’ai un regard… Candide /-)

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  29. Le 27 juillet 2009 à 22:47 | Permalien

    @StanJ

    Pourquoi assassiner un tel service ? Because il est intrinsèquement nuisible à un écosystème naissant.

    Que ton comportement sur ce service soit vertueux, cool, bravo, mais ce service n’incite en rien à le faire, les comportements vertueux n’y sont pas récompensés, le jour où il deviendra mainstream, si cela arrive, c’est la cata.

    @Rubin

    Nop, sorry, c’est le profil. Où as-tu vu un URI pour les éléments de conversation (ce qui existe sur les blogs)

    @alphoenix

    Ca ne fait pas qu’aggréger, ça converse, le problème vient de là.

    Si la conversation se disperse, on modifie en profondeur l’écosystème, c’est tout le point de mon argumentation. Les conséquences seront une très grande barrière a l’entrée pour les nouveaux arrivants, et l’arrivée d’intermédiaires/diffuseurs, pas sûr que cela profite au contenus (c’est un euphémisme, dans toute l’histoire de l’industrie des contenus, cela ne leur a jamais profité)

    @Genaro

    Sorry, la aussi, je suis en désaccord (respectueusement, of course ;-)

    @Archi_bald

    Disqus abordait le problème dans l’autre sens… sans plus de succès en terme d’adoption que Friendfeed :-)

    @Soueb

    Sur le plan purement individualiste, on est d’accord, c’est un superbe outil. Maintenant, si on pense aux conséquence qu’aurait son adoption en masse sur l’écosystème, c’est moins cool.

    @Stan J

    ??? On reproche aux grand média de s’exporter ??? C’est à dire ? On leur reproche de ne pas discuter, oui, mais s’exporter, je ne vois pas… Ce blog, tout comme Libération, s’exporte en RSS…

    @Nicolas

    Le coté temps réel est fascinant, j’en conviens… Reste que si l’on parlais de musique, tu serais outré, non ?

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  30. Le 27 juillet 2009 à 22:49 | Permalien

    +1 Nicolas

    J’ai toujours apprécié tes billets, Fabrice, mais ce soir je suisdéçu même si en même temps je comprends tes arguments et tes craintes.

    J’espère très sérieusement que cela n’aura pas trop de conséquences (cf arrington).

    “Bonne” nuit…

    (ps : flipo a un prénom)

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  31. Le 27 juillet 2009 à 22:53 | Permalien

    oui mais jérome ca rime pas avec Nico ;-)

    Tu es décu mais tu comprends mes arguments… hum… au moins je t’aurais fait réfléchir autrement ;-)

    Encore une fois, sur un plan individualiste, FF est tip top, sur le plan collectif, c’est dangeureux…

    Alors, energie éolienne ou charbon ?

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  32. Le 27 juillet 2009 à 22:53 | Permalien

    Sinon, c’est quoi les conséquences pour Arrington ?

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  33. Le 27 juillet 2009 à 23:15 | Permalien

    @Fabrice Ben c’est des prises de bec pas très constructives. (On en est pas encorelà hein – et je ne dis pas qu’on y arrivera :-)

    Pour l’argument de tout à l’heure “On reproche aux grand média de s’exporter…” en fait l’idée derrière rejoint celle de Genaro (grosso modo : “Les bistrots nous on pas attendus pour créer des conversations”)

    Je reconnais que l’enjeu des commentaires est important, mais je vois aussi 3 choses :
    - avec l’augmentation croissante du nombre d’internautes actifs, toute discussion sur internet sera forcément dispersée.
    - nous pouvons trouver des solutions (plugins par exemple, Thierry Crouzet l’a très bien fait)
    -Au risque de me répéter, je crois qu’il faut que nous apprenions à utiliser FF à bon escient. Et je ne pense pas que ce soit impossible car FF est basé sur un esprit très communautaire caractérisé par des normes implicites qui restent à construire dans la très jeune communauté francophone.

    Enfin, FriendFeed ne fait que d’être copié, ce qui laisse présager que même si tu as raison sur le fond, et que FF meurt demain grâce à toi (mais ca n’arrivera pas :p ), d’autres prendront sa place (seesmic par exemple). Je préfère donc voir les incroyables possibilités que nous offrent cet outil dans la gestion d’une veille collective et les discussions en temps réel qui peuvent être des leviers pour bien des choses. Je te laisse imaginer auxquelles je pense ;-)

    Oui tu me fais bien réflechir… Comme la plupart de tes billets d’ailleurs. Finalement celui-ci non plus ne me déçois pas, au moins pour ça ;-)

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  34. Le 27 juillet 2009 à 23:29 | Permalien

    :-)

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  35. foobar
    Le 27 juillet 2009 à 23:35 | Permalien

    Quelque part la solution c’est celle proposée par google wave: la décentralisation et l’unification des commentaires/discussions en ligne.

    Si tous les blogs offraient de commenter via wave, on pourrait integrer ces discussions dans un tas de clients différents (dont friendfeed).

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  36. Le 27 juillet 2009 à 23:37 | Permalien

    reste à voir si l’aggrégation de conversations différentes ferait sens, il faudrait synchroniser toutes les conversations… infaisable. Si un billet bookmarké sur FF donnait lieu à une conversation unique, ce serait faisable, mais ce n’est pas du tout le cas. Mon précédent billet a donné trois conversations différentes sur FF.

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  37. foobar
    Le 27 juillet 2009 à 23:46 | Permalien

    La personne souhaitant la mise en place de l’unification (dans ce cas rww fr) lancerait la wave, les clients FF se rattacheraient.

    C’est un des problèmes des systèmes de commentaire actuels, il n’y a pas d’API commune qui permettrait de lire/écrire des commentaires sans faire pointer son navigateur sur le site, et sans re-visiter le lien (au mieux il y a un système de màj par email ou par flux rss, généralement read-only).
    Wave apporte une solution grâce à son protocole distribué.

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  38. Le 27 juillet 2009 à 23:54 | Permalien

    “Mon précédent billet a donné trois conversations différentes sur FF.”

    > elles pointaient toutes vers la même url ;)

    Foobar n’a pas tort…

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  39. Le 27 juillet 2009 à 23:59 | Permalien

    Mais n’a t on pas toujours vécu cela ? N’a t on pas toujours oscillé entre la découverte de nouveaux territoires et la nécessité de d’avoir un “chez soi” ? Ne courons nous pas depuis toujours après un “home” qui enfin nous permettrait de gérer nos petites affaires d’un même point ?

    Depuis toujours ? Oui, depuis toujours. Depuis qu’il est possible de communiquer sur un réseau via des ordinateurs, il y a toujours eu cette valse hésitation entre diffuser au plus grand nombre et se concentrer. La possibilité de faire des CC sur les proto-mails donnait déjà lieu à de chauds débats. Puis sur Usenet, le Follow-up bien ou mal positionné a joué ce rôle. Avec les blogues, il fallait trouver un équilibre entre le temps donné à son propre blogue et celui donné à commenter les billets des autres. La multiplication des service nous confronte aux même tensions. Personne ne peut être sur autant de services a la fois, et c’est pour ça que tout le monde est tenté de croire qu’Un Service Les Reunira Tous.

    Je fais un peu comme tout le monde : je vois les choses du bout de ma petite lorgnette. Il me semble que la technologie reflète ici des éléments de la psychologie individuelle. Nous avons tous cette tendance et ce besoin de synthèse. Elle participe à notre sentiment de continuité d’exister. Elle permet de garder le fil de ce que nous faisons. Mais nous sommes aussi très sensibles aux sirènes de la dissémination : elles nous promettent d’être entendu au-delà de nos pages, de nos réseaux, de nos horizons. Mais cette puissance a un cout : celui d’un malaise de plus en plus grand au fur et a mesure que nous nous éparpillons.

    De façon amusante, retrouve là quelque chose que disait McLuhan a propos du centre et de la périphérie. Toute périphérie aspire a devenir un centre, et en ligne aussi nos colonies lontaines demandent leur indépendance.

    Petite précision pour finir : le fait que les conversations puissent être une richesse n’a pas été inventé par quelques digiborigènes mais il y a presque siècles de cela par Gabriel Tarde :

    “Les cafés, les salons, les boutiques, les lieux quelconques où l’on cause, sont les vraies fabriques du pouvoir. Ne pas oublier cependant que ces fabriques-là ne pourraient fonctionner si la matière première qu’elles mettent en oeuvre, les habitudes de docilité et de crédulité crées par la vie de famille, par l’éducation
    domestique, n’existaient pas. Le pouvoir sort de là comme la richesse sort des manufactures et des usines, comme la science sort des laboratoires, des musées et des bibliothèques, comme la foi sort des écoles de catéchisme et des enseignements maternels, comme la force militaire sort des fonderies de canon et des exercices de caserne.” Gabriel Tarde, L’opinion et la foule, 1901

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  40. Le 28 juillet 2009 à 0:00 | Permalien

    et en aggrégeant trois conversations, on a quoi ? Un brouhaha, rien de plus…

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  41. Le 28 juillet 2009 à 0:02 | Permalien

    @yann Sur un plan individualiste, tu as raison, mais on peut espérer une prise de conscience de la dimension collective du problème, non ? On arrive bien à convaincre les gens de trier leur déchets ?

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  42. jemery
    Le 28 juillet 2009 à 0:09 | Permalien

    je place ici un lien qui est dans la même optique,
    que j’avais trouvé hier en cherchant des infos sur FF…

    http://blog.tcrouzet.com/2009/07/23/facebook-et-friendfeed-la-strategie-de-l%E2%80%99enfermement/
    d’ailleurs Narvic l’avait déjà commenté vu les commentaires …
    je me permet de compléter ces propos entre contenu et diffuseurs avec un petit lien sur la vision du directeur de FDN french data network vision “pro internet décentralisé” !
    http://www.ecrans.fr/Tout-le-monde-a-interet-a,5762.html
    on doit facilement trouver une vidéo sur DM d’une conférence sur ce sujet. (d’ailleurs il a pt être été déjà traité dans un article précédent sur RWW)

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  43. foobar
    Le 28 juillet 2009 à 0:10 | Permalien

    > et en aggrégeant trois conversations, on a quoi ? Un brouhaha, rien de plus…

    Non, on a une unique conversation, qui est chez rww-fr principalement mais également répliquée ailleurs (dans des clients lourds, des clients web, ou via des services à valeur ajoutée, comme FF). De cette conversation des sous-conversations peuvent s’échapper, avec par exemple un sous-ensemble des acteurs de la première.

    Ce sont aux utilisateurs (et au maître des lieux, peut être à l’aide de bots de modération/mise en forme) de formatter la wave pour éviter ce brouhaha.

    Chaque utilisateur décide lui-même comment afficher la discussion, le type d’interface, et peut à tout moment arrêter de la suivre.

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  44. Le 28 juillet 2009 à 0:13 | Permalien

    Tu parles de google Wave là ?

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  45. Le 28 juillet 2009 à 0:13 | Permalien

    J’arrive un peu tardivement sur la discussion que j’ai lue, que dis-je dévoré tant elle est pointue et instructive. Mais, est-ce que je loupe quelque chose ou le simple fait qu’un nouvel outil génère un tel débat n’est pas en soi un indice assez classique de son institutionnalisation imminente ?

    Fabrice, je suis assez d’accord avec toi quant à la nécessité et à l’absolue légitimité qu’il y a à mener une réflexion sur le transfert de valeur (dans le mauvais sens du terme “transfert” : on peut légitimement se sentir pillé comme dans ton cas) mais pas pour condamner le produit en lui-même.

    Je ne crois néanmoins pas non plus comme Stanislas qu’on prônant un usage vertueux une quelconque solution en sortirait : l’usage est immanent, connexe à l’outil – il ne se décrète pas : pas même les leaders d’opinion ne l’imposent, tout au plus peuvent-ils temporairement l’infléchir.

    Par conséquent, ta réflexion est en effet cruciale pour les acteurs de ce que tu appelles à juste titre l’écosystème : mais pas pour les déstabiliser dans leur choix (de toute façon non seulement ton sens critique ne les freinera pas, mais il éveillera la curiosité intellectuelle de ceux qui n’attendaient qu’une bonne occasion de le tester en profondeur pour se faire une opinion – donc tu favorises son évangélisation – quelle ironie sur ce point) : Non, en fait par essence même de ce que qu’est un écosystème une sélection naturelle aura lieu. Sio tant est que ton inquiétude soit justifiée, alors un plugin sera “possibilisé”. Sur la Toile, un Deus Ex Maquina est possible là où, en Australie, les bousiers ne pouvaient certes pas êtres facilement introduit d’un coup de baguette magique. C’est toute la subtile limite de ton exemple – néanmoins choisi avec brio je te le concède : un écosystème est système auto-adaptatif complexe. On peut le niquer totalement au XIXème siècle en Australie, mais à l’ère du web 2.0 je te rassure : si tant que cela soit une condition de sa survie, l’écosystème sera inventif, diligent et toujours aussi puissant à trouver une parade organique face à cette éventuelle menace.

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  46. foobar
    Le 28 juillet 2009 à 1:16 | Permalien

    > Tu parles de google Wave là ?

    Oui, mais bon c’est hypothétique tant que:
    1) le service n’est pas en béta public (la béta privée commence à faire le plein, maintenant c’est facile de connaître des gens qui y ont accès).
    2) il n’y a pas de possibilité de faire tourner son propre serveur wave chez soi simplement.

    Mais ça pourrait arriver rapidement, la béta public étant prévue pour l’automne.

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  47. Le 28 juillet 2009 à 1:27 | Permalien

    Pour l’instant, ca à l’air d’une grosse usine a gaz, mais bon, soyons patients…

    Pas le courage de tester ce truc, je crois que Marshall ou Cordiva s’est porté volontaire pour le faire chez R/W… Wait & see…

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  48. foobar
    Le 28 juillet 2009 à 1:37 | Permalien

    Une grosse usine à gaz qui avance. Les drafts s’améliorent, et la semaine dernière Google a releasé du code pour des clients/serveurs: http://code.google.com/p/wave-protocol/

    Sinon pour l’utilisation de Wave pour les discussions sur les blogs ou autre, il existe deja des plugins:
    http://wave-samples-gallery.appspot.com/about_app?app_id=15002

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  49. Le 28 juillet 2009 à 1:40 | Permalien

    Je n’ai pas de doute sur le fait qu’ils y arrivent, de toutes évidences, ils mettent le paquet, mais tester un truc pareil en beta, c’est un travail de dingue… Je préfère attendre patiemment que Marshall nous ponde un article (après tout, il fait ca à plein temps, lui ;-)

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  50. Le 28 juillet 2009 à 1:43 | Permalien

    @Frédéric C’est pas faux, l’internet voit la centralisation comme un obstacle et le contourne, c’est ce que tous les adversaires de Loppsi et Hadopi disent…

    Ceci dit, je ne me sent nullement lésé, ce n’est pas du tout à moi que ca porte préjudice dans la mesure ou je cumule producteur et diffuseur, pas de soucis de ce coté là… Le vrai problème, c’est la barrière a l’entrée qui augmente, et donc un système un peu moins démocratique, d’autant qu’il fait entrer dans le jeu de nouveaux intermédiaires…

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  1. [...] que l’audience de demain était plus proche d’un autre concept cou­rant sur inter­net, celui de com­mu­nauté (avec toutes les lourdes conséquences que cela a, là aussi, sur le jour­na­lisme). Elle est [...]

  2. [...] idea che l’ audience di domani era più vicina a un altro concetto che gira molto su internet,  quello di comunità (con tutte le pesanti conseguenze che, anch’ esso, può avere sul giornalismo). Essa è dovuta, [...]

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  • Philippe Couve

    Les temps sont aux r/évolutions dans l'écosystème des médias. Après avoir rendu compte de ces r/évolutions dans l'Atelier des médias sur RFI, l'heure est venue pour moi d'y prendre une part (encore) plus active.

    Consultant, formateur, enseignant et blogueur, j'accompagne journalistes, médias, entreprises et collectivités vers une meilleure compréhension du web et des réseaux sociaux.

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