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	<title>Commentaires sur : Un lien, c&#8217;est tout?</title>
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	<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/</link>
	<description>Le blog de Philippe Couve: innovation, formation, veille, conseil.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 27 Jan 2012 14:40:31 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Par : Eusébio da Silva Ferreira</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54267</link>
		<dc:creator>Eusébio da Silva Ferreira</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2009 19:46:36 +0000</pubDate>
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		<description>Quand je lis certains propos parlant d&#039;officialiser le &quot;journalisme de lien&quot;, de proposer une &quot;charte&quot; - et pourquoi pas une carte? - je reste bouche bée.
Pourquoi tant d&#039;inepties?

Quand je vois les esprits surchauffer pour des queues de cerise, je relis les classiques:

Tim Berners-Lee: &quot;On the web, to make reference without making a link is possible but ineffective - like speaking but with a paper bag over your head.&quot;
[ http://www.w3.org/DesignIssues/ ]

Voilà, c&#039;est tout ce qu&#039;il y a à dire sur la question du lien. Merci Tim.

Si le &quot;journalisme de lien&quot; c&#039;est pour dire &quot;mes liens sont meilleurs que les tiens&quot;, franchement je trouve ça nul. Sur le web personne n&#039;a besoin de &quot;référenceur en chef&quot;. A chacun de fouiner, de trouver ses sources, c&#039;est l&#039;essence même du web.
La seule taxonomie qui s&#039;est imposée est celle de tout le monde. Elle vaut ce qu&#039;elle vaut, mais elle est vivante, humaine. Et nul doute qu&#039;elle évoluera.

Toute volonté structurante en la matière me semble suspecte, conservatrice et avant tout motivée par un esprit &quot;politique&quot; qui ne s&#039;avoue pas publiquement. 
Il y a du corporatisme dans l&#039;air.

&quot;Une fois cette charte mise en place, les adhérents (journalistes) apporteraient à leurs liens un label qui a de la valeur. Là, on a un début de quelque chose qui mettrait les journalistes ‘à part’.
Le soucis, c’est de savoir ce qui empêcherait certains amateurs de postuler à ce label.&quot; dixit Epelboin dans ses commentaires.

La dernière phrase ne fait frémir personne?
C&#039;est le discours même de certains professionnels - pas tous - qui défendent leur pré carré. 

Enfoirés d&#039;amateurs... 

C&#039;est pourtant le même Fabrice qui répond à Narvic en disant que les amateurs ont pris le relais des journalistes - encore une formule à l&#039;emporte pièce. 
Fabrice, avais-tu besoin d&#039;un cadre, d&#039;une charte, d&#039;une carte pour le faire, ton article sur Hadopi qu&#039;aucun journaliste encarté n&#039;a repris?

J&#039;ai du mal à suivre.

Quand à toi, Narvic, médite ceci &quot;The existence of the link itself does not carry meaning. &quot; Toujours de la part de ce bon vieux Tim.

Qui ajoute &quot;Links in hypertext are new in that they can be followed automatically, but the concepts of reference and inclusion of material predate paper. There should not therefore be much confusion about what links imply, but as there have been some strange suggestions recently which would seriously damage the web, I write this note.&quot;

A rapprocher du propos de Narvic : &quot;Est-ce qu’un lien est une information ? Probablement.(...) Les anciens cadres conceptuels collent mal avec internet, il y a plein de choses à revoir. ;-)&quot;. Ah bon?

Je me demande encore et toujours ce que peut bien vouloir dire le &quot;journalisme de lien&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je lis certains propos parlant d&#8217;officialiser le &laquo;&nbsp;journalisme de lien&nbsp;&raquo;, de proposer une &laquo;&nbsp;charte&nbsp;&raquo; &#8211; et pourquoi pas une carte? &#8211; je reste bouche bée.<br />
Pourquoi tant d&#8217;inepties?</p>
<p>Quand je vois les esprits surchauffer pour des queues de cerise, je relis les classiques:</p>
<p>Tim Berners-Lee: &laquo;&nbsp;On the web, to make reference without making a link is possible but ineffective &#8211; like speaking but with a paper bag over your head.&nbsp;&raquo;<br />
[ <a href="http://www.w3.org/DesignIssues/" rel="nofollow">http://www.w3.org/DesignIssues/</a> ]</p>
<p>Voilà, c&#8217;est tout ce qu&#8217;il y a à dire sur la question du lien. Merci Tim.</p>
<p>Si le &laquo;&nbsp;journalisme de lien&nbsp;&raquo; c&#8217;est pour dire &laquo;&nbsp;mes liens sont meilleurs que les tiens&nbsp;&raquo;, franchement je trouve ça nul. Sur le web personne n&#8217;a besoin de &laquo;&nbsp;référenceur en chef&nbsp;&raquo;. A chacun de fouiner, de trouver ses sources, c&#8217;est l&#8217;essence même du web.<br />
La seule taxonomie qui s&#8217;est imposée est celle de tout le monde. Elle vaut ce qu&#8217;elle vaut, mais elle est vivante, humaine. Et nul doute qu&#8217;elle évoluera.</p>
<p>Toute volonté structurante en la matière me semble suspecte, conservatrice et avant tout motivée par un esprit &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo; qui ne s&#8217;avoue pas publiquement.<br />
Il y a du corporatisme dans l&#8217;air.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Une fois cette charte mise en place, les adhérents (journalistes) apporteraient à leurs liens un label qui a de la valeur. Là, on a un début de quelque chose qui mettrait les journalistes ‘à part’.<br />
Le soucis, c’est de savoir ce qui empêcherait certains amateurs de postuler à ce label.&nbsp;&raquo; dixit Epelboin dans ses commentaires.</p>
<p>La dernière phrase ne fait frémir personne?<br />
C&#8217;est le discours même de certains professionnels &#8211; pas tous &#8211; qui défendent leur pré carré. </p>
<p>Enfoirés d&#8217;amateurs&#8230; </p>
<p>C&#8217;est pourtant le même Fabrice qui répond à Narvic en disant que les amateurs ont pris le relais des journalistes &#8211; encore une formule à l&#8217;emporte pièce.<br />
Fabrice, avais-tu besoin d&#8217;un cadre, d&#8217;une charte, d&#8217;une carte pour le faire, ton article sur Hadopi qu&#8217;aucun journaliste encarté n&#8217;a repris?</p>
<p>J&#8217;ai du mal à suivre.</p>
<p>Quand à toi, Narvic, médite ceci &laquo;&nbsp;The existence of the link itself does not carry meaning. &nbsp;&raquo; Toujours de la part de ce bon vieux Tim.</p>
<p>Qui ajoute &laquo;&nbsp;Links in hypertext are new in that they can be followed automatically, but the concepts of reference and inclusion of material predate paper. There should not therefore be much confusion about what links imply, but as there have been some strange suggestions recently which would seriously damage the web, I write this note.&nbsp;&raquo;</p>
<p>A rapprocher du propos de Narvic : &laquo;&nbsp;Est-ce qu’un lien est une information ? Probablement.(&#8230;) Les anciens cadres conceptuels collent mal avec internet, il y a plein de choses à revoir. ;-)&nbsp;&raquo;. Ah bon?</p>
<p>Je me demande encore et toujours ce que peut bien vouloir dire le &laquo;&nbsp;journalisme de lien&nbsp;&raquo;.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Vincent</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54224</link>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2009 21:00:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54224</guid>
		<description>Interrogation ô combien intéressante et passionnante avec des commentaires de haute tenue. 

J&#039;y lis les termes de taxonomie, catégorisation, classification, éditorialisation, panorama de presse, sélection, éditorialisation, diffusion, etc. Je pourrais également rajouter dossier documentaire, abstract, résumé. ^^

Des choses que personnellement, et je ne suis pas le seul, je connais, met déjà en pratique tous les jours ou presque. Des interrogations, des tâtonnements, des essais, des réponses qui nous concernent également.

J&#039;ai donc juste une question/proposition, en lançant un —petit— pavé dans la mare —aux canards. ^^

Dans votre volonté de réinventer, de faire évoluer le journalisme, dans vos questionnements —que je partage— face au rouleau compresseur du numérique et des réseaux qui bouleverse des pans entiers de la société, à commencer par nos métiers, n&#039;êtes-vous pas tout simplement, dans votre coin, en train de réinventer, par cette idée de &quot;journalisme de liens&quot;, le métier de documentaliste?

Ne serait-il pas judicieux et intéressant que ces deux branches de l&#039;information confrontent, échangent leurs idées, leurs réponses, leurs pratiques aussi? Bref qu&#039;elles croisent leurs expériences, s&#039;enrichissent mutuellement. Les documentalistes/bibliothécaires ont beaucoup à vous apporter et réciproquement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Interrogation ô combien intéressante et passionnante avec des commentaires de haute tenue. </p>
<p>J&#8217;y lis les termes de taxonomie, catégorisation, classification, éditorialisation, panorama de presse, sélection, éditorialisation, diffusion, etc. Je pourrais également rajouter dossier documentaire, abstract, résumé. ^^</p>
<p>Des choses que personnellement, et je ne suis pas le seul, je connais, met déjà en pratique tous les jours ou presque. Des interrogations, des tâtonnements, des essais, des réponses qui nous concernent également.</p>
<p>J&#8217;ai donc juste une question/proposition, en lançant un —petit— pavé dans la mare —aux canards. ^^</p>
<p>Dans votre volonté de réinventer, de faire évoluer le journalisme, dans vos questionnements —que je partage— face au rouleau compresseur du numérique et des réseaux qui bouleverse des pans entiers de la société, à commencer par nos métiers, n&#8217;êtes-vous pas tout simplement, dans votre coin, en train de réinventer, par cette idée de &laquo;&nbsp;journalisme de liens&nbsp;&raquo;, le métier de documentaliste?</p>
<p>Ne serait-il pas judicieux et intéressant que ces deux branches de l&#8217;information confrontent, échangent leurs idées, leurs réponses, leurs pratiques aussi? Bref qu&#8217;elles croisent leurs expériences, s&#8217;enrichissent mutuellement. Les documentalistes/bibliothécaires ont beaucoup à vous apporter et réciproquement.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : cedric</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54194</link>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2009 08:24:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54194</guid>
		<description>@narvic : merci pour tes liens à valeur ajoutée... mais ton pote d&#039;Harvard tarde un peu ^^ http://www.chouingmedia.com/$blog/2009/01/16/quel_media_rachetera_twitter_

@enikao : merci pour le compliment... ceci dit je m&#039;aperçois en relisant le tien que je ne suis pas allé au bout de mon raisonnement.

En l&#039;occurence, par un hasardeux calcul mathématique sur un échantillon représentatif de ma personne (c&#039;est dire sa pertinence scientifique... ^^), le clic se déclenche selon deux critères répartis comme tel selon deux cas :

Je ne connais pas le bonhomme ou le site qui me propose le lien :

- 80% en fonction de la pertinence supposée du lien par rapport à mes attentes. C&#039;est d&#039;ailleurs toute la difficulté des éditeurs de pages d&#039;accueil de site web : donner envie à l&#039;internaute sans survendre. Sinon, au bout de 2 voir 3 fois, l&#039;internaute ne verra plus les liens proposés comme étant pertinents. Et c&#039;est la mort du site...

- 20% en fonction de la qualification de l&#039;auteur, qualification que j&#039;aurais réalisée avec mes propres critères. (cf mon commentaire précédent)


A l&#039;inverse, si je connais le bonhomme ou ai confiance dans le site qui propose le lien :

- 20% en fonction de la pertinence supposée du lien par rapport à mes attentes. 

- 80% en fonction de la qualification de l&#039;auteur, auteur que je connais et dont je connais les (in)compétences.

Dans ce second cas je suis prêt à cliquer sur un lien a priori loin de mes attentes, tout simplement parce qu&#039;il ouvrira peut être sur une découverte sympathique.

Z&#039;en pensez quoi ? Quels sont vos critères ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@narvic : merci pour tes liens à valeur ajoutée&#8230; mais ton pote d&#8217;Harvard tarde un peu ^^ <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2009/01/16/quel_media_rachetera_twitter_" rel="nofollow">http://www.chouingmedia.com/$blog/2009/01/16/quel_media_rachetera_twitter_</a></p>
<p>@enikao : merci pour le compliment&#8230; ceci dit je m&#8217;aperçois en relisant le tien que je ne suis pas allé au bout de mon raisonnement.</p>
<p>En l&#8217;occurence, par un hasardeux calcul mathématique sur un échantillon représentatif de ma personne (c&#8217;est dire sa pertinence scientifique&#8230; ^^), le clic se déclenche selon deux critères répartis comme tel selon deux cas :</p>
<p>Je ne connais pas le bonhomme ou le site qui me propose le lien :</p>
<p>- 80% en fonction de la pertinence supposée du lien par rapport à mes attentes. C&#8217;est d&#8217;ailleurs toute la difficulté des éditeurs de pages d&#8217;accueil de site web : donner envie à l&#8217;internaute sans survendre. Sinon, au bout de 2 voir 3 fois, l&#8217;internaute ne verra plus les liens proposés comme étant pertinents. Et c&#8217;est la mort du site&#8230;</p>
<p>- 20% en fonction de la qualification de l&#8217;auteur, qualification que j&#8217;aurais réalisée avec mes propres critères. (cf mon commentaire précédent)</p>
<p>A l&#8217;inverse, si je connais le bonhomme ou ai confiance dans le site qui propose le lien :</p>
<p>- 20% en fonction de la pertinence supposée du lien par rapport à mes attentes. </p>
<p>- 80% en fonction de la qualification de l&#8217;auteur, auteur que je connais et dont je connais les (in)compétences.</p>
<p>Dans ce second cas je suis prêt à cliquer sur un lien a priori loin de mes attentes, tout simplement parce qu&#8217;il ouvrira peut être sur une découverte sympathique.</p>
<p>Z&#8217;en pensez quoi ? Quels sont vos critères ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Marie Amélie</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54191</link>
		<dc:creator>Marie Amélie</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 14:02:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54191</guid>
		<description>Merci beaucoup pour tout ce débat, passionnant et foisonnant d&#039;idées. Je n&#039;ai d&#039;ailleurs pas encore fini de cliquer sur tous vos liens pour en suivre les ramifications.

Ma petite pierre à l&#039;édifice du débat, au sujet du lien dit &quot;documentaire&quot;. En tant que journaliste Web, j&#039;ai une utilisation systématique du lien. J&#039;ai tendance à le considérer comme faisant partie de tout article Internet - essentiel, au même titre que les citations ou l&#039;editing.... mais pas uniquement destiné à étoffer ou renforcer un propos. Parce qu&#039;en liant un autre contenu, l&#039;article se lie également. 

Le lien vient certes souvent en illustration d&#039;un texte, en ouverture supplémentaire ou en appui d&#039;un argument. Il est donc, dans ce cas, forcément validé - lu, pesé, contextualisé. Avec, bien sûr, la contingence du Web qui implique qu&#039;un contenu vers lequel un lien pointe peut évoluer... mais je pense que tout lecteur numérique est conscient qu&#039;il s&#039;agit de l&#039;une des données fondamentales du &quot;pacte de lecture&quot; du Web. (Même si j&#039;ai eu un jour une discussion passionnante avec un informaticien qui tentait d&#039;imaginer des moyens simples pour le lecteur lambda pour vérifier si un contenu avait évolué ou non depuis qu&#039;il a été lié.) 

Plus globalement, pour tout article écrit pour le Web, un journaliste devrait avoir recours au lien. Avec cette perspective, parler de &quot;journalisme de lien&quot; a autant de sens que de parler de &quot;journalisme de citation&quot;. 

Je ne suis toutefois pas certaine qu&#039;on puisse restreindre cette utilisation du lien à de la documentation - c&#039;est surtout inscrire un contenu, un article dans un réseau. Choisir de le faire fonctionner avec d&#039;autres informations. C&#039;est aussi un geste éditorial, même si l&#039;action de hiérarchisation est pensée différemment.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci beaucoup pour tout ce débat, passionnant et foisonnant d&#8217;idées. Je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas encore fini de cliquer sur tous vos liens pour en suivre les ramifications.</p>
<p>Ma petite pierre à l&#8217;édifice du débat, au sujet du lien dit &laquo;&nbsp;documentaire&nbsp;&raquo;. En tant que journaliste Web, j&#8217;ai une utilisation systématique du lien. J&#8217;ai tendance à le considérer comme faisant partie de tout article Internet &#8211; essentiel, au même titre que les citations ou l&#8217;editing&#8230;. mais pas uniquement destiné à étoffer ou renforcer un propos. Parce qu&#8217;en liant un autre contenu, l&#8217;article se lie également. </p>
<p>Le lien vient certes souvent en illustration d&#8217;un texte, en ouverture supplémentaire ou en appui d&#8217;un argument. Il est donc, dans ce cas, forcément validé &#8211; lu, pesé, contextualisé. Avec, bien sûr, la contingence du Web qui implique qu&#8217;un contenu vers lequel un lien pointe peut évoluer&#8230; mais je pense que tout lecteur numérique est conscient qu&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;une des données fondamentales du &laquo;&nbsp;pacte de lecture&nbsp;&raquo; du Web. (Même si j&#8217;ai eu un jour une discussion passionnante avec un informaticien qui tentait d&#8217;imaginer des moyens simples pour le lecteur lambda pour vérifier si un contenu avait évolué ou non depuis qu&#8217;il a été lié.) </p>
<p>Plus globalement, pour tout article écrit pour le Web, un journaliste devrait avoir recours au lien. Avec cette perspective, parler de &laquo;&nbsp;journalisme de lien&nbsp;&raquo; a autant de sens que de parler de &laquo;&nbsp;journalisme de citation&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Je ne suis toutefois pas certaine qu&#8217;on puisse restreindre cette utilisation du lien à de la documentation &#8211; c&#8217;est surtout inscrire un contenu, un article dans un réseau. Choisir de le faire fonctionner avec d&#8217;autres informations. C&#8217;est aussi un geste éditorial, même si l&#8217;action de hiérarchisation est pensée différemment.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : [Enikao]</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54190</link>
		<dc:creator>[Enikao]</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 12:33:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54190</guid>
		<description>@Cédric : tu as dit ce que je pensais mieux que moi, à propos du crédit que l&#039;on accorde à celui qui lie. Du moins plus clairement. C&#039;est énervant.

@Philippe : je ne pensais pas vraiment aux références bibliographiques ou les citations dans les travaux de type &quot;mémoire&quot;, mais il y a peut-être de cela. Un peu d&#039;auto-centrisme : j&#039;apprécie, quand un sujet est déjà largement présent dans les médias traditionnels et très grand publics, de pouvoir lier sur le même sujet vers des sources dissonantes, étonnantes, concordantes mais avec une nuance... Bref, donner des références &quot;pour aller plus loin&quot;. Mais c&#039;est toujours en corrélation avec l&#039;actualité, soit parce que le sujet l&#039;est (même si absent des médias), soit parce que les liens éclairent un sujet d&#039;actualité sous un nouveau jour.

Une piste complémentaire par ici : http://bit.ly/5xA7W ? (il fallait bien mettre un lien dans pareille discussion, non ? ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Cédric : tu as dit ce que je pensais mieux que moi, à propos du crédit que l&#8217;on accorde à celui qui lie. Du moins plus clairement. C&#8217;est énervant.</p>
<p>@Philippe : je ne pensais pas vraiment aux références bibliographiques ou les citations dans les travaux de type &laquo;&nbsp;mémoire&nbsp;&raquo;, mais il y a peut-être de cela. Un peu d&#8217;auto-centrisme : j&#8217;apprécie, quand un sujet est déjà largement présent dans les médias traditionnels et très grand publics, de pouvoir lier sur le même sujet vers des sources dissonantes, étonnantes, concordantes mais avec une nuance&#8230; Bref, donner des références &laquo;&nbsp;pour aller plus loin&nbsp;&raquo;. Mais c&#8217;est toujours en corrélation avec l&#8217;actualité, soit parce que le sujet l&#8217;est (même si absent des médias), soit parce que les liens éclairent un sujet d&#8217;actualité sous un nouveau jour.</p>
<p>Une piste complémentaire par ici : <a href="http://bit.ly/5xA7W" rel="nofollow">http://bit.ly/5xA7W</a> ? (il fallait bien mettre un lien dans pareille discussion, non ? ;-)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : narvic</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54189</link>
		<dc:creator>narvic</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 12:18:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54189</guid>
		<description>Subsidiairement ( ;-) ), c&#039;est superfun de suivre les commentaires de ce billet directement depuis feedly...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Subsidiairement ( ;-) ), c&#8217;est superfun de suivre les commentaires de ce billet directement depuis feedly&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : narvic</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54188</link>
		<dc:creator>narvic</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 12:08:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54188</guid>
		<description>Scott Karp (Publish2) est &quot;intervenu&quot; hier (indirectement ;-) ) dans notre débat (reprenant Clay Shirky : sur le web les fonctions d&#039;édition sont passées &quot;en aval&quot; de la publication. C&#039;est là qu&#039;il est utile de recréer des filtrages de l&#039;information) :

http://publishing2.com/2009/05/02/retraining-wire-and-feature-editors-to-be-web-curators/

Sur Taxonomie/folksonomie : cf. la conférence de David Weinberg dont Pisani/Piotet rendent compte dans leur livre (le fouillis est le désastre des taxonomies, et la richesse des folksonomies). Fin du chap.4 :

http://alchimiedesmultitudes.atelier.fr/pdf/extrait4.pdf

Et si c&#039;est pas du lien validé à haute valeur ajoutée ça ! ;-)

Les réflexions de Phil me font rebondir sur une question : de plus en plus de liens recommandés &quot;se baladent&quot; hors des blogs et des sites &quot;html&quot;, dans les réseaux sociaux, Twitter, Delicious, etc. Comment Google tient-il compte de ces liens-là dans son algorithme ?

L&#039;échange massif de liens &quot;instantanés&quot; qui se développe de +en+ et joue un rôle de +en+ important dans la diffusion des infos ouvre un &quot;second front&quot; dans l&#039;économie des liens, où le rôle du Page Rank décline. Le nombre d&#039;amis sur Facebook ou Friendfeed ou de followers sur Twitter devient plus important que le page rank dans la diffusion. Non? Où se placent les journalistes dans ce système-là ?

L&#039;enjeu du journalisme de liens, c&#039;est que le New York Times rachète Twitter, comme l&#039;avance Humair Haque ?

http://blogs.harvardbusiness.org/haque/2009/04/twitter_1.html

Et hop, encore un super lien. ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Scott Karp (Publish2) est &laquo;&nbsp;intervenu&nbsp;&raquo; hier (indirectement ;-) ) dans notre débat (reprenant Clay Shirky : sur le web les fonctions d&#8217;édition sont passées &laquo;&nbsp;en aval&nbsp;&raquo; de la publication. C&#8217;est là qu&#8217;il est utile de recréer des filtrages de l&#8217;information) :</p>
<p><a href="http://publishing2.com/2009/05/02/retraining-wire-and-feature-editors-to-be-web-curators/" rel="nofollow">http://publishing2.com/2009/05/02/retraining-wire-and-feature-editors-to-be-web-curators/</a></p>
<p>Sur Taxonomie/folksonomie : cf. la conférence de David Weinberg dont Pisani/Piotet rendent compte dans leur livre (le fouillis est le désastre des taxonomies, et la richesse des folksonomies). Fin du chap.4 :</p>
<p><a href="http://alchimiedesmultitudes.atelier.fr/pdf/extrait4.pdf" rel="nofollow">http://alchimiedesmultitudes.atelier.fr/pdf/extrait4.pdf</a></p>
<p>Et si c&#8217;est pas du lien validé à haute valeur ajoutée ça ! ;-)</p>
<p>Les réflexions de Phil me font rebondir sur une question : de plus en plus de liens recommandés &laquo;&nbsp;se baladent&nbsp;&raquo; hors des blogs et des sites &laquo;&nbsp;html&nbsp;&raquo;, dans les réseaux sociaux, Twitter, Delicious, etc. Comment Google tient-il compte de ces liens-là dans son algorithme ?</p>
<p>L&#8217;échange massif de liens &laquo;&nbsp;instantanés&nbsp;&raquo; qui se développe de +en+ et joue un rôle de +en+ important dans la diffusion des infos ouvre un &laquo;&nbsp;second front&nbsp;&raquo; dans l&#8217;économie des liens, où le rôle du Page Rank décline. Le nombre d&#8217;amis sur Facebook ou Friendfeed ou de followers sur Twitter devient plus important que le page rank dans la diffusion. Non? Où se placent les journalistes dans ce système-là ?</p>
<p>L&#8217;enjeu du journalisme de liens, c&#8217;est que le New York Times rachète Twitter, comme l&#8217;avance Humair Haque ?</p>
<p><a href="http://blogs.harvardbusiness.org/haque/2009/04/twitter_1.html" rel="nofollow">http://blogs.harvardbusiness.org/haque/2009/04/twitter_1.html</a></p>
<p>Et hop, encore un super lien. ;-)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cedric</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54187</link>
		<dc:creator>Cedric</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2009 09:29:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54187</guid>
		<description>Philippe sur samsa a publié un court billet sur la notion de journalisme de liens. S&#039;en suit une belle discussion dont les arguments me font réagir.
Car cette pratique de &quot;journalisme de liens&quot; et sa dénomination ne colle pas (je trouve) avec la réalité de ce qui déclenche - ou non - nos clics sur un lien. Voici donc ma réponse laissé en commentaire chez Philippe. Je dévie un peu du sujet central, du coup je laisse les commentaires ouverts ici, mais vous pouvez tout à fait reprendre la discussion chez Philippe.

----

Yop, j&#039;arrive un peu tard mais bon :)

Je déplace une chouille le sujet : dans la mesure où tout le monde peut publier un lien, ce qui importe ce n&#039;est pas tant le lien en lui-même que la qualité de celui qui l&#039;a publié.

Prenons le cas tout bête de la grippe A.

Je suis un blogueur lambda qui écrit :  &quot;ce site grippea.fr est top&quot;
Je suis un journaliste lambda qui écrit : &quot;ce site grippea.com est top&quot;

La plupart des lecteurs auront tendance à croire que le lien du journaliste est plus pertinent que celui du blogueur. C&#039;est l&#039;inévitable filtre de lecture qui repose sur la notion de &quot;qui est cette source ?&quot;. Or, dans un monde à peu près cohérent, le journaliste est sensé apporter cette vérification.


Mais...

Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &quot;ce site grippea.fr est top&quot;
Je suis un journaliste lambda qui écrit : &quot;ce site grippea.com est top&quot;

Pour le coup, ce n&#039;est plus le métier qui qualifie le lien mais l&#039;influence (influenza ? ahahah) et la reconnaissance des pairs. La différence, fondamentale, est là.


Ceci dit...

Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &quot;ce site grippea.fr est top&quot;
Je suis un journaliste reconnu sur les sujets de médecine  : &quot;ce site grippea.com est top&quot;

Egalité, balle au centre, ou pas ? Pour moi, oui.


Mais là où cela devient plus compliqué pour les journalistes, c&#039;est dans le cas suivant

Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &quot;ce site grippea.fr est top&quot;
Je suis un journaliste reconnu sur les sujets de médecine qui écrit : &quot;ce site grippea.com est top&quot;
Je suis le ministère de la santé qui écrit : &quot;ce site grippa.org est top&quot;.

Qui croire dans ce cas ? Qui va être capable de faire le travail de vérification entre le blogueur, le journaliste et le ministère ? Chaque internaute ? Que nenni, il n&#039;a pas le temps.

Et c&#039;est là où l&#039;on retombe sur la notion de recommandation... notamment via les réseaux sociaux. Si je connais dans mon entourage des personnes capables de valider l&#039;information, personnes qui ne sont pas journalistes mais dont l&#039;expertise me permet d&#039;assurer sa &quot;qualification à valider&quot;, alors je le croirais plutôt lui.

Du coup, je suis carrément pour renommer l&#039;expression &quot;journalisme de liens&quot; qui ne s&#039;applique qu&#039;à ceux qui sont journalistes, comme s&#039;ils étaient les seuls qualifiés à proposer des liens pertinents.
Je propose plutôt : &quot;Linking Influenza&quot; pour le jeu de mot foireux avec le français &quot;influence&quot;...

Non, blague à part, parlons plutôt de &quot;qualification de liens&quot;, non ? Mais cela implique que chacun se crée son propre réseau. N&#039;est-ce pas ce qui est en train de se passer ?

Si on pousse la logique plus loin, certaines personnes qualifiées émergeront grâce à la richesse et la pertinence de leurs propositions. Eux, alors, représenteront la nouvelle génération de journalistes. Car, faut-il le rappeler, les journalistes qui ont créé leur journaux étaient tous des &quot;influenceurs&quot; dans leur milieu. On ne crée pas un journal parce qu&#039;on connait la technique, mais parce qu&#039;on connait un sujet, et que l&#039;on est reconnu par nos pairs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Philippe sur samsa a publié un court billet sur la notion de journalisme de liens. S&#8217;en suit une belle discussion dont les arguments me font réagir.<br />
Car cette pratique de &laquo;&nbsp;journalisme de liens&nbsp;&raquo; et sa dénomination ne colle pas (je trouve) avec la réalité de ce qui déclenche &#8211; ou non &#8211; nos clics sur un lien. Voici donc ma réponse laissé en commentaire chez Philippe. Je dévie un peu du sujet central, du coup je laisse les commentaires ouverts ici, mais vous pouvez tout à fait reprendre la discussion chez Philippe.</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>Yop, j&#8217;arrive un peu tard mais bon :)</p>
<p>Je déplace une chouille le sujet : dans la mesure où tout le monde peut publier un lien, ce qui importe ce n&#8217;est pas tant le lien en lui-même que la qualité de celui qui l&#8217;a publié.</p>
<p>Prenons le cas tout bête de la grippe A.</p>
<p>Je suis un blogueur lambda qui écrit :  &laquo;&nbsp;ce site grippea.fr est top&nbsp;&raquo;<br />
Je suis un journaliste lambda qui écrit : &laquo;&nbsp;ce site grippea.com est top&nbsp;&raquo;</p>
<p>La plupart des lecteurs auront tendance à croire que le lien du journaliste est plus pertinent que celui du blogueur. C&#8217;est l&#8217;inévitable filtre de lecture qui repose sur la notion de &laquo;&nbsp;qui est cette source ?&nbsp;&raquo;. Or, dans un monde à peu près cohérent, le journaliste est sensé apporter cette vérification.</p>
<p>Mais&#8230;</p>
<p>Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &laquo;&nbsp;ce site grippea.fr est top&nbsp;&raquo;<br />
Je suis un journaliste lambda qui écrit : &laquo;&nbsp;ce site grippea.com est top&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour le coup, ce n&#8217;est plus le métier qui qualifie le lien mais l&#8217;influence (influenza ? ahahah) et la reconnaissance des pairs. La différence, fondamentale, est là.</p>
<p>Ceci dit&#8230;</p>
<p>Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &laquo;&nbsp;ce site grippea.fr est top&nbsp;&raquo;<br />
Je suis un journaliste reconnu sur les sujets de médecine  : &laquo;&nbsp;ce site grippea.com est top&nbsp;&raquo;</p>
<p>Egalité, balle au centre, ou pas ? Pour moi, oui.</p>
<p>Mais là où cela devient plus compliqué pour les journalistes, c&#8217;est dans le cas suivant</p>
<p>Je suis un blogueur reconnu sur les sujets de médecine : &laquo;&nbsp;ce site grippea.fr est top&nbsp;&raquo;<br />
Je suis un journaliste reconnu sur les sujets de médecine qui écrit : &laquo;&nbsp;ce site grippea.com est top&nbsp;&raquo;<br />
Je suis le ministère de la santé qui écrit : &laquo;&nbsp;ce site grippa.org est top&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Qui croire dans ce cas ? Qui va être capable de faire le travail de vérification entre le blogueur, le journaliste et le ministère ? Chaque internaute ? Que nenni, il n&#8217;a pas le temps.</p>
<p>Et c&#8217;est là où l&#8217;on retombe sur la notion de recommandation&#8230; notamment via les réseaux sociaux. Si je connais dans mon entourage des personnes capables de valider l&#8217;information, personnes qui ne sont pas journalistes mais dont l&#8217;expertise me permet d&#8217;assurer sa &laquo;&nbsp;qualification à valider&nbsp;&raquo;, alors je le croirais plutôt lui.</p>
<p>Du coup, je suis carrément pour renommer l&#8217;expression &laquo;&nbsp;journalisme de liens&nbsp;&raquo; qui ne s&#8217;applique qu&#8217;à ceux qui sont journalistes, comme s&#8217;ils étaient les seuls qualifiés à proposer des liens pertinents.<br />
Je propose plutôt : &laquo;&nbsp;Linking Influenza&nbsp;&raquo; pour le jeu de mot foireux avec le français &laquo;&nbsp;influence&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>Non, blague à part, parlons plutôt de &laquo;&nbsp;qualification de liens&nbsp;&raquo;, non ? Mais cela implique que chacun se crée son propre réseau. N&#8217;est-ce pas ce qui est en train de se passer ?</p>
<p>Si on pousse la logique plus loin, certaines personnes qualifiées émergeront grâce à la richesse et la pertinence de leurs propositions. Eux, alors, représenteront la nouvelle génération de journalistes. Car, faut-il le rappeler, les journalistes qui ont créé leur journaux étaient tous des &laquo;&nbsp;influenceurs&nbsp;&raquo; dans leur milieu. On ne crée pas un journal parce qu&#8217;on connait la technique, mais parce qu&#8217;on connait un sujet, et que l&#8217;on est reconnu par nos pairs.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Phil</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54186</link>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2009 21:06:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54186</guid>
		<description>Le journalisme de liens c&#039;est le fait d&#039;adopter la &quot;blogueur attitude&quot; ;)
Il faut se souvenir qu&#039;il y a très longtemps (3-4 ans :) ) les médias traditionnels installés sur le web imaginaient que leur site était la destination ultime et qu&#039;il fallait prendre la parole des journalistes comme celle des évangiles.
Or, le web c&#039;est un réseau et chaque site n&#039;est qu&#039;un noeud du réseau qui renvoie à d&#039;autres sites.
C&#039;est ce qu&#039;on compris très vite les blogueurs (un peu influencés par le Pagerank de Google) qui se sont mis à faire des liens pour référer à des textes, des images, des vidéos, etc.
L&#039;information est devenue conversation, s&#039;enrichissant (se citant) d&#039;un site à l&#039;autre, via les liens.
Puis les médias (et les journalistes qui vont avec) se sont rendus compte que des sites ne produisant que des liens (Drudge report) étaient bien plus lus que leurs (très longs) articles. Parce que ces liens étaient choisis, pertinents, orientés... bref éditorialisés.
Alors les journalistes les plus malins se sont dits: &quot;Ben on va faire comme les blogueurs, et on va appeler ça &quot;journalisme&quot; de liens&quot;.
Faire du journalisme de liens, c&#039;est :
1) Citer ses sources (plutôt qu&#039;un copier-coller anonyme), même les plus prestigieuses.
2) Recommander des sites pertinents (special tribute à Nouvelobs.com qui le fait depuis longtemps, y compris en pointant vers des blogs)
3) Apporter une plus-value par rapport au site web cité à travers le lien.
4) Engager la conversation.

Tout le monde peut faire du journalisme de liens, mais ça prend du temps en vérification, analyse, réflexion, discussion. Donc autant être payé pour le faire ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le journalisme de liens c&#8217;est le fait d&#8217;adopter la &laquo;&nbsp;blogueur attitude&nbsp;&raquo; ;)<br />
Il faut se souvenir qu&#8217;il y a très longtemps (3-4 ans :) ) les médias traditionnels installés sur le web imaginaient que leur site était la destination ultime et qu&#8217;il fallait prendre la parole des journalistes comme celle des évangiles.<br />
Or, le web c&#8217;est un réseau et chaque site n&#8217;est qu&#8217;un noeud du réseau qui renvoie à d&#8217;autres sites.<br />
C&#8217;est ce qu&#8217;on compris très vite les blogueurs (un peu influencés par le Pagerank de Google) qui se sont mis à faire des liens pour référer à des textes, des images, des vidéos, etc.<br />
L&#8217;information est devenue conversation, s&#8217;enrichissant (se citant) d&#8217;un site à l&#8217;autre, via les liens.<br />
Puis les médias (et les journalistes qui vont avec) se sont rendus compte que des sites ne produisant que des liens (Drudge report) étaient bien plus lus que leurs (très longs) articles. Parce que ces liens étaient choisis, pertinents, orientés&#8230; bref éditorialisés.<br />
Alors les journalistes les plus malins se sont dits: &laquo;&nbsp;Ben on va faire comme les blogueurs, et on va appeler ça &laquo;&nbsp;journalisme&nbsp;&raquo; de liens&nbsp;&raquo;.<br />
Faire du journalisme de liens, c&#8217;est :<br />
1) Citer ses sources (plutôt qu&#8217;un copier-coller anonyme), même les plus prestigieuses.<br />
2) Recommander des sites pertinents (special tribute à Nouvelobs.com qui le fait depuis longtemps, y compris en pointant vers des blogs)<br />
3) Apporter une plus-value par rapport au site web cité à travers le lien.<br />
4) Engager la conversation.</p>
<p>Tout le monde peut faire du journalisme de liens, mais ça prend du temps en vérification, analyse, réflexion, discussion. Donc autant être payé pour le faire ;)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Fabrice Epelboin</title>
		<link>http://www.samsa.fr/2009/04/27/un-lien-cest-tout/comment-page-1/#comment-54185</link>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2009 20:01:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.samsa.fr/?p=888#comment-54185</guid>
		<description>@philippe 

On peut trouver des tonnes de taxonomie spécialisées, le problème, c&#039;est qu&#039;elles ont été conçues pour parler XML, pas français. Une folksonomie, ça montre tout de même très vite ses limites, outre que c&#039;est spécifique à chaque langue, cela impose, si l&#039;on veut réellement tirer de la valeur de l&#039;info traitée par une masse de gens (pro ou pas), de créer des clusters (les ramener de force dans une taxonomie), sinon... c&#039;est l&#039;anarchie sémantique ! Pas facile de mutualiser/additionner les valeurs ajoutées par chacun avec ça.

Au delà du problème philosophique, il y a là un réel problème économique, car si la folksonomie suffisait pour faire un vrai journalisme de lien (ou du curatoring), alors Delicious serait bien plus que ce qu&#039;il n&#039;est (ou que n&#039;a jamais été tout outil de ce type).

Que ce soit Delicious ou les services du même genre, aucun n&#039;a réellement tiré pleinement parti de la &#039;sagesse des foule&#039; (le terme est con, je l&#039;admets), et je soupçonne fortement la folksonomie d&#039;être un obstacle rédhibitoire, tout aussi sympathique qu&#039;elle puisse être.

Pour revenir sur le journalisme de lien, il n&#039;est certainement pas trop tard pour mettre en place une charte et assurer son respect au sein d&#039;une communauté (police ou transparence - tu notera que la transparence, c&#039;est la police fait par le public, ou tout du moins la crainte du gendarme que sera le public). 

Une fois cette charte mise en place, les adhérents (journalistes) apporteraient à leurs liens un label qui a de la valeur. Là, on a un début de quelque chose qui mettrait les journalistes &#039;à part&#039;.

Le soucis, c&#039;est de savoir ce qui empêcherait certains amateurs de postuler à ce label.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@philippe </p>
<p>On peut trouver des tonnes de taxonomie spécialisées, le problème, c&#8217;est qu&#8217;elles ont été conçues pour parler XML, pas français. Une folksonomie, ça montre tout de même très vite ses limites, outre que c&#8217;est spécifique à chaque langue, cela impose, si l&#8217;on veut réellement tirer de la valeur de l&#8217;info traitée par une masse de gens (pro ou pas), de créer des clusters (les ramener de force dans une taxonomie), sinon&#8230; c&#8217;est l&#8217;anarchie sémantique ! Pas facile de mutualiser/additionner les valeurs ajoutées par chacun avec ça.</p>
<p>Au delà du problème philosophique, il y a là un réel problème économique, car si la folksonomie suffisait pour faire un vrai journalisme de lien (ou du curatoring), alors Delicious serait bien plus que ce qu&#8217;il n&#8217;est (ou que n&#8217;a jamais été tout outil de ce type).</p>
<p>Que ce soit Delicious ou les services du même genre, aucun n&#8217;a réellement tiré pleinement parti de la &#8216;sagesse des foule&#8217; (le terme est con, je l&#8217;admets), et je soupçonne fortement la folksonomie d&#8217;être un obstacle rédhibitoire, tout aussi sympathique qu&#8217;elle puisse être.</p>
<p>Pour revenir sur le journalisme de lien, il n&#8217;est certainement pas trop tard pour mettre en place une charte et assurer son respect au sein d&#8217;une communauté (police ou transparence &#8211; tu notera que la transparence, c&#8217;est la police fait par le public, ou tout du moins la crainte du gendarme que sera le public). </p>
<p>Une fois cette charte mise en place, les adhérents (journalistes) apporteraient à leurs liens un label qui a de la valeur. Là, on a un début de quelque chose qui mettrait les journalistes &#8216;à part&#8217;.</p>
<p>Le soucis, c&#8217;est de savoir ce qui empêcherait certains amateurs de postuler à ce label.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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