Presse: délocaliser pour survivre

Photo: Fire Monkey Fish via Flickr

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Allez, c’est bientôt la Toussaint alors on continue dans les bonnes nouvelles et les perspectives pleines d’espoir. Un ancien billet de ce blog, évoquait la délocalisation possible vers l’Inde d’une partie de l’activité de certains titres de la presse.

C’était marginal, peu glorieux et caché sous le tapis. La délocalisation, c’est désormais le dernier horizon envisagé par les gestionnaires de médias qui voient leurs perspectives de revenus s’effondrer et qui n’ont plus de marge pour réduire les coûts, comme le dit très bien Alan Mutter.

Délocaliser en Inde toute l’activité rédactionnelle

Dean Singleton, PDG du groupe MediaNews explique qu’il explore tous les moyens de sous-traiter l’activité de ses journaux et éventuellement de délocaliser, vers l’Inde éventuellement, l’ensemble de l’activité rédactionnelle.

PaidContent qui rapporte ces propos évoque notamment le site Pasadenanow.com qui a déjà licencié ses correspondants locaux pour faire travailler des journalistes indiens qui rédigent les compte-rendus des conseils municipaux qu’ils suivent à distance par webcam interposée.

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4 commentaires

  1. Le 23 octobre 2008 à 10:29 | Permalien

    Les patrons de presse cesseront de perdre de l’argent quand ils auront compris qu’il faut innover et se remettre en question, ce n’est pas en sous traitant qu’il vont regagner leur lectorat.

  2. Le 23 octobre 2008 à 10:39 | Permalien

    Thomas,

    On peut aussi envisager qu’une équation économique du genre: production à très bas coût + prix de vente réduit ou gratuit + diffusion = équilibre financier.

  3. M.
    Le 23 octobre 2008 à 16:20 | Permalien

    Dans l’exemple du conseil municipal suivi par webcam depuis l’Inde, je me pose des questions simples :
    - comment le journaliste peut-il « sentir » les réactions de l’ensemble du conseil ? (il ne voit que ce que la webcam lui montre, petit rappel sur le cadre et le hors cadre…)
    - pas moyen de poser des questions après le conseil en attrapant tel ou tel élu
    - pas moyen d’avoir de réactions (il arrive qu’on conseil se passe mal et que le pulic réagisse à des décisions…)

    Ce ne sont probablement pas les seules questions qui posent des limites à ce système mais ce sont les premières qui me viennent. Quelle info apporte un compte-rendu basique sans la « plume » (ou le ton) de l’auteur ? sans des réactions de part et d’autre ? Si c’est pour balancer dans nos journaux locaux le bulletin minicipal retapé par un salarié en Inde, je ne vois pas l’intérêt.

    Désincarner encore plus notre canard ne va pas le faire vendre mieux ou plus au contraire.

  4. Le 24 octobre 2008 à 6:07 | Permalien

    Je crois que la qaulité de la production n’est pas une question centrale dans ce cas de fugure. C’est la question de l’équilibre économique qui est en jeu. Donc, c’est la mise en place de modèles low cost (et probablement low quality au moins si l’on traite l’actu locale à 10000 km de distance). Cela dit, sur d’autres sujets qui n’ont pas d’ancrage local (actu technologique, questions économiques globales, etc), je ne vois aps pourquoi des journalistes indiens ne feraient pas le boulot correctement.

Un trackback

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  • 2010, nouvelles aventures

    L'année et la décennie qui s'ouvrent seront (encore) marquées par des r/évolutions dans l'écosystème des médias.

    Après avoir rendu compte de ces r/évolutions dans l'Atelier des médias sur RFI, l'heure est venue pour moi d'y prendre une part (encore) plus active.

    Dans quelques semaines, je vais découvrir les plaisirs du journaliste-entrepreneur.

    Ce que je vais faire? Ce n'est pas complètement arrêté. Ce sera au croisement de l'information, de la veille, de la formation et du conseil dans le domaine des nouveaux médias.

    Peut-être aurons-nous l'occasion de travailler sur quelques projets en commun... Si ça vous dit, faites-moi signe.

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